Des Bonis, une tribu d'Indiens primitifs descendants d'esclaves révoltés de Guyane hollandaise, remontent le fleuve Maroni. Leur village perpétue des traditions et une technique d'habitat ignorées des Africains. Un sol pauvre, partiellement défriché au feu, leur fournit du manioc. Ils travaillent le bois à la perfection ; tous les objets courants, batées, tambours, sont décorés. Leur pirogue acquiert sa stabilité grâce à la technique de construction, ouverte au feu. Ils entretiennent des échanges avec les Indiens du haut Maroni. Dans la tribu des Roucouyennes, isolée et amie, règne le "fais ce que veux". Ils confectionnent des paniers et des flèches sous des cases sans paroi. La pêche et la chasse s'apprennent dès l'enfance. Brochet, singe et iguane sont des mets recherchés. La danse traditionnelle rituelle exhibe tatouages et ornements de plumes.