Jean Morin, juge d'instruction nouvellement nommé auprès du Président du tribunal, s'installe à Couberville. Un soir, en rentrant à son hôtel, il est bousculé par un homme et s'aperçoit que sa montre à gousset a disparu. Il rattrape alors le voleur, une bagarre s'ensuit et il récupère sa montre. Mais en arrivant chez lui il trouve sa montre oubliée sur la table et comprend qu'il a emporté celle de l'individu. Le lendemain, le Président qui le reçoit, lui fait part de l'agression qu'il a lui-même subie la veille au soir, lui exposant les termes de l'article 382 du code pénal et l'informe de la mobilisation de la police. Le juge comprend que la personne avec qui il s'est battu n'est autre que le Président à qui, de surcroît, il est venu demander la main de sa fille. Paniqué, n'osant pas avouer son erreur, il tente à plusieurs reprises de se délester de la montre du Président et finit par s'en débarrasser dans la poche du coiffeur de la ville, qui se reposait tranquillement sur un banc. Peu de temps après, celui-ci est arrêté mais le juge ne supportant pas cette fausse accusation avoue la vérité au Président.
Mots clés :
Quiproquo, Vol (délit), Législation, Bijou, Juge