Christian-Jaque

Personnalité

Réalisateur, scénariste... : années 1920-1980

Nationalité :  France

Naissance :  04/09/1904 - France - Paris, Seine

Décès :  08/07/1994 - France - Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Christian Albert François Maudet

Fonctions : Réalisateur, Superviseur de la réalisation, Collaborateur à la réalisation, Acteur, Intervenant, Scénariste, Dialoguiste, Adaptateur, Auteur de l'œuvre originale, Décorateur, Collaborateur, Auteur, Préfacier, postfacier, Rédacteur en chef, Affichiste, Auteur primaire, Auteur secondaire

Biographie

Formation :

Christian-Jaque fait des études aux Beaux-Arts et aux Arts décoratifs à Paris et est apprenti journaliste à la revue Cinégraphe . Avec son ami Jaque Chabraison, il fait le siège des studios Gaumont où ils obtiennent de travailler aux décors. On propose bientôt aux deux compères de dessiner des affiches de cinéma. Ils décident alors d'associer leurs prénoms et se font appeler Christian-Jaque, décidant que celui des deux qui atteindra la célébrité gardera ce pseudonyme.

Carrière :

Après avoir exercé ses talents d'architecte décorateur auprès des réalisateurs André Hugon et Julien Duvivier, Christian-Jaque se lance dans la réalisation avec l'avènement du cinéma parlant. En 1932, il réalise son premier long métrage, Bidon d'or . Suivent plus de soixante films enchaînés à une cadence étourdissante, dont plusieurs lui réservent une place de choix dans le coeur des cinéphiles. Il excelle tout d'abord dans la comédie et le vaudeville en donnant les premiers rôles à Armand Bernard et à Fernandel. Ce dernier se taille la part du lion dans Un de la légion (1936), dans Ernest le rebelle (1938) et surtout dans le désopilant François Ier dont le succès remplit les caisses de la production vingt ans durant. Pendant l'Occupation, Christian-Jaque fait étalage de ses talents de metteur en scène en s'attaquant au registre du drame. Les disparus de Saint-Agil (1938) annoncent L'enfer des anges (1939), peinture de la délinquance juvénile, puis L'assassinat du père noël (1941), Premier bal (1941) et Sortilèges (1943), d'après un scénario de Jacques Prévert. Mais le cinéaste fait aussi ses gammes en évoquant de grandes figures : il réalise La symphonie fantastique (1942), tableau romantique de la vie de Berlioz, et Carmen (1943), adapté du roman de Prosper Mérimée. Le cinéma d'après-guerre lui permet d'exprimer son sentiment patriotique à travers Boule-de-Suif (1945). Il se distingue encore avec Un revenant (1946), écrit par le scénariste Henri Jeanson et présenté au premier Festival de Cannes. Réputé pour sa truculence et son sens de l'humour typiquement français, Christian-Jaque ne craint pas d'affronter les projets les plus lourds. Ses grandes fresques historiques profitent des premières pellicules en couleurs : Barbe bleue (1951), Lucrèce Borgia (1952) et son chef-d'oeuvre Fanfan la Tulipe (1952), interprété par un fougueux Gérard Philipe, font salles combles. Il offre à sa troisième épouse, Martine Carol, plusieurs rôles taillés sur mesure, dont les délicieuses Adorables créatures . En 1955, Christian-Jaque tourne le film dont il est le plus fier, Si tous les gars du monde , message d'espoir et de fraternité, tourné sans vedettes, avec "des gens sans importance". Dans les années 1960 et 1970, il continue de faire montre d'un bel éclectisme, avec les plus grands comédiens : Brigitte Bardot (Babette s'en va-t-en guerre , 1959 ; Les pétroleuses , 1971), Pierre Brasseur et Marina Vlady (Les bonnes causes , 1962), Alain Delon (La tulipe noire , 1963), Robert Hossein et Michèle Mercier (La seconde vérité , 1966).

Autres activités :

Christian-Jaque réalise de nombreuses fictions pour la télévision. En 1985, il tourne un documentaire sur la vie du réalisateur Marcel Carné, Carné, l'homme à la caméra .

Filmographie

Longs métrages

Réalisation

Collaborateur à la réalisation

Superviseur de la réalisation

Auteur de l'œuvre originale

Récompenses et nominations

  • 1985 - César d'honneur - César du Cinéma Français - Obtenu
  • 1952 - Meilleur réalisateur - Festival International du Film (Cannes) - Fanfan la tulipe - Obtenu
  • 1937 - Meilleur scénario - Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica (Venezia) - Les perles de la couronne - Obtenu

Liens familiaux

Marié(e) à :

Collections liées