Au cours de l'été 1941, des unités italiennes sont engagées dans les plaines de l'Ukraine aux côtés des Allemands qui poursuivent leur avance vers Moscou. Un certain antagonisme règne entre ces alliés : les Italiens, pour s'assurer quelques succès, n'hésitent pas à tirer sur les Allemands pour les empêcher d'atteindre le but avant eux. En retour, les Allemands chargent les Italiens de fusiller un groupe de partisans parmi lesquels se trouve une jeune fille. Le peloton d'exécution épargne celle-ci qui parvient à s'échapper. Les Italiens volent un soir arriver des partisans russes qui leur demandent d'envoyer un médecin soigner un des leurs. Le partisan, resté en otage et qui fraternise avec ses gardiens, sera pendu car le médecin ne revient pas à l'aube comme convenu : il a été tué par les Allemands sur le chemin du retour. L'hiver arrive et la bataille du Don s'engage. Les Russes contre-attaquent et c'est une dure retraite : il faut marcher ou mourir. Les Italiens doivent se replier par leurs propres moyens, c'est-à-dire à pied, tandis que les Allemands, toujours motorisés, ne leur apportent aucune aide. Quelques figures se détachent : un jeune paysan, navré de voir de belles moissons rester sur pied et qui meurt au milieu d'un immense champ de tournesol ; un colonel qui s'oppose au commandant d'une section d'assaut de Chemises Noires ; un brave plombier romain qui refuse de se rendre et part seul à travers la neige pour échapper à l'étau des armées russes. Bien peu de ces hommes engagés par leur Duce dans cette lutte gigantesque qui accumule souffrances et ruines reverront le soleil d'Italie.