Discrètement suivie par Carlo, son amant, Marta s'apprête à faire le voyage Milan-Rome en avion pour aller chercher sa fille qu'elle a confiée à sa mère. Mais, par la faute de David, son mari, elle rate son vol et se voit contrainte d'aller prendre le train. A l'entrée de la gare, elle croise un visage qui ne lui est pas étranger, puis, tandis que David est parti lui chercher des journaux et que Carlo l'attend dans un compartiment, elle descend du train. Il part sans elle ; elle évite son mari et la voilà marchant dans la gare avant de retrouver l'inconnu de tout-à-l'heure, Werner, son ami d'enfance. Etrangement, il vit dans une chambre située derrière les toilettes de la gare, couvé par la préposée qui est amoureuse de lui. Werner et Marta vont passer la nuit ensemble à boire, à s'aimer, à se ressouvenir des heures de leur enfance, à découvrir les errants de la gare, drogués ou clochards. Peu avant le matin, Werner se jette sous un train et Marta, à nouveau seule, se débarrasse de son sac au bureau des objets trouvés, avant de changer de coiffure et d'oublier qui elle est. C'est sa fille, revenue de Rome, qui la retrouve hébétée, lui rappelle les liens qui les unissent et la ramène à la maison. Là, séparée de sa fille par une paroi de verre, elle tente de s'en aller, mais déclenche par mégarde la sirène de protection de l'appartement. Au bout d'un long moment, Marta fait cesser le son infernal.