Si Jack Flowers travaille apparemment chez un armateur chinois, c'est seulement pour avoir son permis de séjour à Singapour. En fait, le seul métier qu'il sache bien exercer est celui de tenancier de maison close. A cette époque (1971), Singapour voit arriver tous les jours des dizaines d'Américains venus se reposer des horreurs du Vietnam. Il y a une fortune à faire dans le commerce de l'amour, et Jack finit par réaliser son rêve d'avoir la plus luxueuse « maison » de la région. Pour peu de temps, puisque le milieu chinois n'accepte pas cette concurrence et, après avoir tatoué sur les bras de Jack les pires insultes. chinoises, le relâche devant sa « maison » complètement dévastée. Jack accepte alors la proposition d'un étrange et puissant personnage de diriger le camp « de repos et de récréation » que l'année américaine a créé pour ses soldats. Mais, la guerre terminée et le camp fermé, il se retrouve sans un sou pour rentrer aux Etats-Unis. Il pourrait gagner facilement quelques milliers de dollars en photographiant un sénateur dans ses plaisirs particuliers. Il effectue d'ailleurs le travail, mais, au moment de remettre les photos compromettantes à son commanditaire, les jette à l'eau. Puis, le sourire aux lèvres, il s'enfonce dans la foule grouillante du bord du fleuve. Rester à Singapour. sans doute pour y mourir assassiné.