Ben Gazzara
Personnalité
Interprète, réalisateur, scénariste : années 1950-2010
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 28/08/1930 - Etats-Unis - New York, New York
Décès : 03/02/2012 - Etats-Unis - New York, New York
Identité
Genre : homme
État civil :
- Biagio Anthony Gazzara
- Biagio Anthony Gazzara
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Interprète des chansons préexistantes
Biographie
Formation :
Ben Gazzara grandit dans les rues, fréquente différentes écoles et semble destiné à décrocher un brevet d'ingénieur en mécanique. Une voie tracée par ses parents qui ne lui convient pas. Convoqué par ses directeurs, il lui est fortement suggéré d'accepter une bourse pour aller étudier l'art dramatique. Tout en travaillant le jour, il répète la nuit. En 1951, il entre à l'Actor's Studio où il débute son apprentissage. Il y reste jusqu'en 1963. Alors qu'il étudie sous l'autorité de Lee Strasberg, il débute au théâtre avec End as a man de Calder Willingham. Quelque temps plus tard, il participe, en jouant le rôle du jeune mari, à la création de La chatte sur un toit brûlant de Tennessee Williams et de A hat full of rain de Michael V. Gazzo.Carrière :
Bien qu'il ait beaucoup tourné pendant plus d'un demi-siècle, c'est en raison de sa complicité avec John Cassavetes que Ben Gazzara a marqué l'histoire du cinéma. Ses débuts à l'écran, Ben Gazzara les doit à Jack Garfein qui, avec Demain ce seront des hommes (1956), porte à l'écran la pièce qui a révélé Gazzara, End as a man . Le jeune acteur y campe un élève officier, personnage ambigu, registre dans lequel il excelle durant toute sa carrière. Il tient un rôle principal dès son deuxième film, Autopsie d'un meurtre (1959) d'Otto Preminger, où il est l'accusé de meurtre défendu par James Stewart dans ce classique du film de procès. Puis l'année suivante, il tourne en Italie dans Larmes de joie de Mario Monicelli, au côté d'Anna Magnani. Mais jusqu'en 1969, Ben Gazzara préfère s'illustrer au théâtre et à la télévision (Match contre la vie ). Cette année-là, il est un des trois protagonistes de Husbands de John Cassavetes, au côté de Peter Falk, autre acteur du petit écran. Cette expérience lui permet de se remettre en selle et lui ouvre la voie de personnages de loser . Il tourne de nouveau avec John Cassavetes (Meurtre d'un bookmaker chinois , 1976 ; Openings night , 1977). Maquereau à Singapour dans Jack le magnifique (1977) de Peter Bogdanovitch, amant vieillissant dans Et tout le monde riait (1980) du même réalisateur, il revient sur la terre de ses ancêtres avec Contes de la folie ordinaire (1981) de Marco Ferreri, en amoureux ivrogne et obsédé sexuel, épris d'Ornella Muti. Sa carrière italienne se poursuit avec La Fille de Trieste (1982) où il retrouve sa partenaire. La plupart de ses films des années 80 passent inaperçus, à l'exception de Road House (1989), de Rowdy Herrington, film d'action à succès mené par Patrick Swayze. Dans ce contexte, il décide passer à la mise en scène en 1990 : il écrit, interprète et réalise Beyond the ocean . Ce film tourné à Bali sera un essai sans lendemain. En 1994, il tourne dans un film tunisien, Les Hirondelles ne meurent pas à Jérusalem de Ridha Behi et participe l'année suivante, dans le rôle du pharaon, au tournage-catastrophe de Nefertiti, la fille du soleil , dernier film de Guy Gilles. David Mamet lui confie ensuite un des rôles principaux de sa mystérieuse Prisonnière espagnole (1997). D'autres cinéastes importants (Joel Coen pour The Big Lebowski , 1998 ; Spike Lee pour Summer of Sam , 1999 ; Lars von Trier pour Dogville , 2003) font appel à lui, pour de courtes participations. Il est aussi engagé par des cinéastes controversés tels Vincent Gallo (Buffalo'66 , 1998) ou Todd Solondz (Happiness , 1998). Actif jusqu'à la fin, il tourne son dernier film en France sous la direction de Samuel Benchetrit, Chez Gino (2011), avant de mourir du cancer le 3 février 2012.Autres activités :
La télévision accueille Ben Gazzara dès les années 1950 (The alibi kid , The troublemakers , Arrest and trial ). Son véritable succès au petit écran est Match contre la vie : durant quatre-vingt-six épisodes, il campe Paul Bryan, malade incurable qui brûle sa vie de conquêtes amoureuses en aventures rocambolesques. Il met en scène huit épisodes, et réalise aussi quelques épisode de Columbo dont la star est Peter Falk, son complice dans les films de Cassavetes. L'un de ses rôles les plus marquants pour la télévision est certainement celui du père d'un malade du sida dans Un printemps de glace (1985) de John Erman.Filmographie
Courts métrages
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Récompenses et nominations
Liens familiaux
Marié(e) à :
- Janice Rule - de novembre 1961 à janvier 1982 (divorcé, 1 enfant)