Une scène sans décor où l'on répète l'opéra "Les Noces de Figaro" de Mozart. Eric, le vieux chef d'orchestre, dirige et rassure. Constance, une simple cantatrice, l'aime dans l'ombre de la Gradiva qu'il adore à jamais. Maria, future diva, belle, légère et vibrante, fascine un jeune violoniste. Près d'elles, Anne questionne maladroitement, en quête de son image de femme, préoccupée par les prémisses de l'amour. Des hommes croisent le sillage de ces femmes. Kirkmayer, violent et cynique, nourrit un ressentiment ancien et aiguise sa vengeance ; en mettant à vif la passion d'Eric pour la Gradiva, il va le tuer. Un amant d'une nuit rejoint Maria dans sa chambre d'hôtel, puis disparaît. Marius tait son amour pour Maria. Il sait qu'il ne sera rien d'autre que le fidèle serviteur, celui qui doit faire justice. Solennellement, il va tuer Kirkmayer. Enfin Urbain, le directeur de théâtre, folâtre avec une jeune débutante. Dans l'hôtel international anonyme et feutré, c'est l'heure des confidences, des sandwiches-choucroutes improvisés et des rires en cascade. Le théâtre est le temps et le lieu de tous les vertiges.