Les Cadets de l'Ecole militaire du Sud, aux Etats-Unis, sont soumis à de terribles brimades par leurs aînés. Un petit groupe d'entre eux subit l'emprise d'un jeune instructeur, Jocko Deparis, particulièrement violent. Le cadet George Avery, fils du Major Avery, officier instructeur à l'Ecole, réveillé par le tapage et les cris de douleur dans la chambrée voisine, court avertir son père et l'officier de garde des excès de brutalité qu'il a entendus. Mais quand les officiers pénètrent dans la chambre des cadets, le calme règne à nouveau et le Major demande à son fils s'il n'a pas fait un cauchemar. Mais, après le départ des officiers, Jocko ouvre le placard où était cachée sa victime et la bagarre recommence. Le lendemain George Avery est trouvé dans la cour de l'école, ensanglanté, l'uniforme déchiré, ivre-mort, entouré de bouteilles de whisky. Le Colonel Rancey et le Major Avery soupçonnent Jocko Deparis, mais une analyse du sang du jeune cadet établit qu'il était en état d'ivresse. George Avery est donc expulsé de l'école. L'enquête, menée par son père, se poursuivra discrètement. L'essentiel pour Jocko est d'obtenir le silence de ses camarades. Il terrorise les uns et les autres qui, cependant, commencent à prendre conscience de cette odieuse brimade et du renvoi injuste de l'un des leurs. Le Major Avery a trouvé le tuyau de caoutchouc dont Jocko et ses amis se sont servis pour faire ingurgiter de force le whisky à son fils. Mais ce n'est pas une preuve irréfutable. Les « bleus » comprennent enfin qu'à travers George Avery c'est le Major que Jocko voulait atteindre et abattre. Ils décident de s'ériger en justiciers, se saisissent de Jocko, lui font signer une déclaration de culpabilité et l'entraînent sur une voie de chemin de fer. Après un moment d'épouvante où Jocko croit qu'il va être jeté sous le train, il se trouve hissé dans un wagon et expédié définitivement loin de l'école à laquelle il n'est plus digne d'appartenir.