Au Portugal, en septembre 1996, sur le tournage de son dernier film ("Voyage au bout du monde" de Manuel de Oliveira), Marcello Mastroianni se confie à sa compagne Anna Maria Tato. En ombre chinoise, il débute par un long monologue sur le thème "Je me souviens, comme un catalogue, de tout et de rien." Souvenirs d'enfance, d'adolescence, de ses premiers pas dans le cinéma, considérations sur la vie, le bonheur, la cigarette... Il récite une tirade de Tchekov ("Oncle Vania") qui lui paraît résumer ses mélancolies. Des photos d'archives et quelques extraits de films rares ("Scipion l'Africain", "Cia Rudy") ou célèbres ("La dolce vita", "La grande bouffe", "Huit et demi") évoquent sa carrière cinématographique. L'acteur parle de ses débuts au théâtre avec Visconti et évoque les réalisateurs qui ont le plus compté : De Sica, Ferreri et Fellini. Puis il raconte son métier d'acteur, ses séjours aux �0tats-Unis, sa réputation de "latin lover" et surtout sa nostalgie du cinéma d'autrefois.