Renato Berta

Personnalité

Dir. de la photo, réalisateur, cadreur... : années 1960-2020

Nationalité :  Suisse

Naissance :  02/03/1945 - Suisse - Bellinzone, Tessin

Identité

Genre : homme

Fonctions : Acteur, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Cadreur/Opérateur, Auteur, Interviewer, Collaborateur, Photographe, Auteur secondaire, Annotateur

Biographie

Formation :

Féru de cinéma, Renato Berta fonde adolescent un ciné-club. Il y programme des films néo-réalistes italiens. Il suit les cours du Centro experimentale de Rome entre 1965 et 1967, où il croise Pasolini, Visconti et Rossellini.

Carrière :

Maître incontesté de la lumière et du cadrage, Renato Berta a marqué le cinéma d'auteur européen par ses collaborations avec des réalisateurs de renom, de Jean-Luc Godard à Manoel de Oliveira, en passant par Alain Resnais et Philippe Garrel.
Fidèle d'Alain Tanner (Le milieu du monde, 1974 ; Messidor, 1978), Renato Berta débute également au côté des réalisateurs du nouveau cinéma suisse : Francis Reusser (Vive la mort, 1969 ; Le grand soir, 1976), Michel Soutter (Repérages, 1977), Daniel Schmid (La Paloma, 1974 ; Hécate, 1982). Apprécié en France pour son sens aigu du cadrage et son exploitation fine de la lumière, il y travaille à partir des années 1980, essentiellement dans des films d'auteurs : avec Jean-Luc Godard (Sauve qui peut, la vie, 1980), André Téchiné (Rendez-vous, 1985 ; Les innocents, 1987), Louis Malle (Au revoir les enfants, 1987 ; Milou en mai, 1989) et Alain Resnais (Smoking, no smoking, 1993 ; On connaît la chanson, 1997). Le réalisateur portugais Manoel de Oliveira (Party, 1996 ; Inquiétude, 1997) et le cinéaste israélien Amos Gitaï (Kadosh, 1999 ; Kippour, 2000) font également appel à son talent. Dans les années 2000, Renato Berta poursuit sa collaboration avec des cinéastes de renom tout en diversifiant ses projets. Il retrouve Alain Resnais pour Pas sur la bouche (2003) et travaille avec Claude Chabrol sur Merci pour le chocolat (2000). Sa collaboration avec Manoel de Oliveira se prolonge avec Le Principe de l'incertitude (2001) et Le Miroir magique (2005). Berta s'associe également à Robert Guédiguian pour Marie-Jo et ses deux amours (2001). Les années 2010 voient Berta continuer à mettre son talent au service de réalisateurs reconnus. Il collabore avec Philippe Garrel sur L'Ombre des femmes (2014) et Le Sel des larmes (2020), démontrant sa capacité à sublimer le noir et blanc. Son travail sur Leopardi, il giovane favoloso (2013) de Mario Martone lui vaut une nomination au David di Donatello de la meilleure photographie. Plus récemment, Berta a prêté son expertise à des projets ambitieux tels que Il Buco (2021) de Michelangelo Frammartino, un film expérimental explorant les profondeurs d'une grotte calabraise. Sa collaboration avec Philippe Garrel se poursuit avec Le Grand Chariot (2023), confirmant une affinité artistique durable. À l'approche de ses 80 ans, Renato Berta continue d'apporter sa vision unique et son savoir-faire technique à des œuvres cinématographiques variées, maintenant sa réputation de maître de la lumière et du cadrage dans le cinéma d'auteur européen.

Filmographie

Longs métrages

Directeur de la photographie/Chef opérateur

Cadreur/Opérateur

Récompenses et nominations

  • 1992 - Meilleure photographie - Semaine Internationale de Cinéma (Valladolid) - Hors Saison - Obtenu
  • 1988 - Meilleure photographie - César du Cinéma Français - Au revoir les enfants (Louis Malle, 1987) - Obtenu
  • 1976 - Léopard de bronze - Festival International du Film (Locarno) - Obtenu

Collections liées