La Yougoslavie en 1950, à la période de la rupture Tito-Staline. Mesa travaille à Sarajevo où son beau-frère Zijo est haut responsable dans la police. Dans son emploi, Mesa fait preuve de beaucoup de sérieux ; sa fidélité conjugale, elle, demeure très aléatoire. Ankitza, sa maîtresse, l'incite à divorcer mais Mesa ne se sent pas la force d'abandonner Sena son épouse, ses fils, Mirza et Malik, et Muzafer le grand-père. Ankitza, gymnaste professionnelle, vient faire une démonstration à Sarajevo, Elle entreprend avec succès la séduction de Zijo, puis elle lui révèle les commentaires peu enthousiastes de Mesa sur la caricature d'un journal montrant Karl Marx travaillant sous l'effigie de Staline. Zijo en profite. Mesa est aussitôt arrêté puis déporté. La famille connaît alors des jours difficiles et Sena doit prendre un travail de couturière. Mirza se passionne pour le cinéma, Malik devient sujet au somnanbulisme. Plus tard, Mesa quitte son camp de travail et bénéficie d'un statut de semi-liberté dans une ville éloignée de Sarajevo où sa famille le rejoint. Si Mesa est un père tendre et responsable à l'égard de ses enfants, il n'en reste pas moins un invétéré coureur de jupons. Ce travers menace de faire éclater la cellule familiale qui perdure grâce à l'abnégation de Sena. Enfin la grâce survient et Mesa, rétabli dans ses fonctions, regagne Sarajevo. Après l'heure des règlements de comptes et du pardon, la vie reprend son apparence normale. Pourtant, le grand-père choisit délibérément de s'isoler à l'hospice. Malik, quant à lui, reste toujours somnanbule.
1985 - Palme d'or - Festival International du Film (Cannes) - Obtenu
1985 - Prix de la FIPRESCI - Festival International du Film (Cannes) - Obtenu
Exploitation
Exploitation Paris :
28 salles,
20 semaines,
43 365 entrées la première semaine,
195 116 entrées totales
Bibliographie éditoriale
Périodique : Avant-Scène Cinéma (L'), n° 447, décembre 1995. "Papa est en voyage d'affaires"
Périodique : Bianco e Nero, vol. 47, n° 2, avril 1986. Ernesto Guido Laura, "Papa e ...in viaggio d'affari: Kusturica e la sicurezza dello stile"
Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 373, juin 1985. Michel Chion, "Papa est en voyage d'affaires, d'Emir Kusturica"
Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 376, octobre 1985. Marc Chevrie, "Un rêve éveillé"
Périodique : Cineforum, vol. 25, n° 245, juin 1985. Gualtiero De Marinis, "Otac na sluzbenom putu"
Périodique : Cineforum, vol. 26, n° 254, mai 1986. L. Stefanoni, "Papa e in viaggio d'affari"
Périodique : Cinéma 72, n° 318, juin 1985. Jacqueline Nacache, "Papa est en voyages d'affaires"
Périodique : Cinéma 72, n° 325, 16 octobre 1985. Jean-Louis Manceau, "Ironique: la nostalgie"
Périodique : Cinema Journal, vol. 27, n° 4, été 1988. Andrew Horton, "Oedipus unresolved: covert and overt narrative discourse in Emir Kusturica's When father was away on business"
Périodique : Cinema Papers, n° 53, septembre 1985. M. L. Downey, "Emir of Cannes"
Périodique : Cinema Papers, n° 58, juillet 1986. H. Mitchell, "Star crossed by Stalin"
Périodique : Filmfaust, n° 47-48, août-septembre 1985. "Papa geht auf Dienstreise"
Périodique : Filmnews, vol. 16, n° 2, mai 1986. Kathe Boehringer, "When father was away on business"
Périodique : Films and Filming, n° 375, décembre 1985
Périodique : Films in Review, vol. 37, n° 1, janvier 1986. Pat Anderson, "When father was away on business"
Périodique : Jeune Cinéma, n° 168, juillet-août 1985. Gérard Camy, "La vision moqueuse de l'enfance: Papa est en voyage d'affaires"
Périodique : Monthly Film Bulletin, vol. 52, n° 623, décembre 1985. Jill Forbes, "Otac na sluzbenom putu (When father was away on business)"