En 1959, deux repris de justice se retrouvent, peu après leur sortie de prison. Dick Hickock dit à son ami qu'il est en possession d'un précieux renseignement qui les mènera à la fortune : le nom d'une demeure, celle des Clutter, au Kansas, à l'intérieur de laquelle se trouve un coffre rempli d'argent. Un codétenu de Dick lui a fourni l'adresse et tous les détails nécessaires. Dick ne cache pas à son futur complice, Perry Smith, que, s'il l'a choisi, c'est qu'il le considère comme un véritable tueur sur qui il peut compter en cas de coup dur Perry et Dick, en route vers le Kansas, achètent dans un drugstore tout le matériel nécessaire : corde, sparadrap, etc... pour accomplir leur forfait. S'étant introduits dans la demeure des Clutter au milieu de la nuit, ils interrogent les membres de la famille qui, tous, affirment qu'il n'y a aucun coffre dans la maison : ils paient leurs achats par chèques. Dépités, ne sachant plus que faire, les deux bandits massacrent toute la famille avec un fusil de chasse Leur projet est de prendre la fuite vers le Mexique. Des souvenirs d'enfance envahissent de plus en plus la conscience opaque de Perry : il revoit son père, chercheur d'or, leurs espoirs et leurs échecs. Il porte d'ailleurs toujours sur lui une carte dessinée de la main de son père, qui devait, croit-il, le mener à un trésor. Tout comme son complice Dick, Perry est en révolte contre la vie, mais sans la morgue et la vanité de Dick. Sa jambe, blessée en Corée, le fait de plus en plus souffrir. Arrivés au Mexique, les deux amis se disputent. Dick ne veut plus entendre parler des histoires de trésor de son complice. Perry veut retourner chercher ses affaires, laissées au Kansas. Les deux assassins ignorent que l'enquête de la police a considérablement progressé depuis la dénonciation du codétenu de Dick. Comme leur crime ne leur a rapporté que quelques dollars, Perry et Dick vivent d'escroqueries, de chèques sans provision et voyagent en voiture volée. C'est sous l'inculpation de vol de voiture qu'ils seront arrêtés. Mais bientôt, devant les preuves flagrantes produites par la police (en particulier, relevé de traces de chaussures du modèle de celles de Perry), les criminels avouent. A l'issue d'un procès qui fit grand bruit, ils sont condamnés à la pendaison. Un matin à l'aube Dick reçoit le châtiment suprême, peu avant Perry qui, lors d'une ultime déclaration, bredouille, des mots d'excuse en ajoutant : Mais à qui dois-je m'excuser ? A qui ? .