Richard Brooks
Personnalité
Réalisateur, scénariste, producteur... : 1940-1980
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 18/05/1912 - Philadelphie, Pennsylvanie, États-Unis
Décès : 11/03/1992 - Beverly Hills, Californie, États-Unis
Identité
Genre : homme
État civil :
- Ruben Sax
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Adaptateur, Auteur de l'œuvre originale, Producteur, Auteur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Lors de la crise des années 1930, Richard Brooks sillonne les Etats-Unis à la recherche de travail. Il rêve de devenir journaliste. Il parvient à publier quelques nouvelles et articles dans des journaux locaux, puis revient à Philadelphie, sa ville natale. Le Philadelphia record l'engage comme journaliste sportif en 1934. En 1936, il devient éditorialiste dans une radio new-yorkaise. Il met en scène quelques pièces de théâtre à Broadway, puis combat dans le corps des marines pendant la Seconde Guerre mondiale.Carrière :
Richard Brooks est un intellectuel libéral dont l'.uvre dénonce l'oppression sous toutes ses formes. De 1940 à 1960, il porte un regard inquisiteur et lucide sur ses contemporains, défend les causes les plus généreuses et soulève des problèmes en se refusant à apporter des réponses. Son expérience de journaliste et sa grande inspiration en font un polémiste attaché aux valeurs de la démocratie. Il débute sa carrière cinématographique en 1941, date de son arrivée à Hollywood. Il écrit dans un premier temps de nombreux scénarios : Les tueurs (1946) de Robert Siodmak, Les démons de la liberté (1947) de Jules Dassin, Feux croisés (1947) d'Edward Dmytryk, Key Largo (1948) de John Huston. En 1949, les studios de la Metro-Goldwyn-Mayer l'engagent. Il passe à la réalisation en 1950 avec Crisis (Cas de conscience ), une parabole sur la dictature en Amérique latine. Dans Deadline USA (Bas les masques , 1952), il défend la liberté d'expression à travers la chronique d'un journal en crise. Fondé sur son expérience de soldat, Take the high ground (Sergent la Terreur , 1953) dénonce les abus de pouvoir au sein du corps militaire. Avec The blackboard jungle (Graines de violence , 1955), il livre une vision réaliste de la délinquance et des affrontements raciaux dans un quartier pauvre de New York. A partir de 1957, il devient le spécialiste des adaptations d'.uvres littéraires réputées difficiles : Les frères Karamazov (1957) de Fedor Dostoïevski ; The cat on a hot tin roof (Une chatte sur un toit brûlant , 1958) de Tennessee Williams ; Elmer Gantry (1960) de Sinclair Lewis, diatribe contre les sectes récompensée par trois Oscars ; Lord Jim (1964) de Joseph Conrad, où il exploite l'un de ses thèmes favoris, celui de la deuxième chance. En 1966, il propose une méditation sur l'intervention des Etats-Unis à travers un western, The professionnals (Les professionnels ). Dans In cold blood (De sang froid , 1967), adapté de l'oeuvre de Truman Capote, il utilise un style froid, à la limite du reportage dramatisé, pour montrer du doigt le malaise profond de la société américaine et dénoncer la peine de mort. Le film s'inspire d'une histoire vraie : le massacre gratuit d'une famille par deux adolescents. A la fin des années 1960, Richard Brooks tourne moins. Il livre encore quelques oeuvres, dont Bite the bullets (La chevauchée sauvage , 1975) et Looking for Mr. Goodbar (A la recherche de monsieur Goodbar , 1977), évocation de la liberté des moeurs dans un monde où la justice n'existe plus.Autres activités :
Richard Brooks publie trois romans, dans lesquels il défend les valeurs de la démocratie : The brick Fox-hole (L'aventure du caporal Mitchell , 1946), adapté en 1947 pour le grand écran par Edward Dmytryk ; The boiling point (1948), dénonciation des exactions du Ku Klux Klan ; The producer , qui s'intéresse au milieu du cinéma.Filmographie
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Récompenses et nominations
Liens familiaux
Marié(e) à :