Barton Fink
Film
Barton Fink
Identité
Type d'oeuvre : Cinéma
Année de sortie dans le pays d'origine : 1991
Date de sortie en France :
- 25/09/1991
Numéro RCA / VISA : 77608
Classification :
- Tous publics - 25/09/1991
Langue : Dialogue : Anglais
Société(s) de production :
Description
Résumé
Mots clés : , , , ,
Genre : Fiction
Genre(s) précis : ,
Lieu(x) de tournage : Los Angeles, Culver City, Hollywood, Long Beach, Malibu, Santa Maria
Date de tournage :
- 27/06/1990 - 31/08/1990
Laboratoire :
- DuArt Film Laboratories (New York)
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 118
Métrage d'origine : 3196
Couleur/NB : Couleur
Sonore/muet : Sonore
Procédé sonore : Dolby Stereo
Format d'origine : 35 mm (1,85)
Dans la presse
Citations
Le Canard enchaîné
« John Turturro incarne avec justesse Barton Fink. Au gré de ses tribulations, il ne fait pas oublier son vrai personnage : un créateur qui gâche son talent. A l’inverse des frères Ethan et Joel Coen, qui, en filmant cette singulière et cauchemardesque satire de mœurs hollywoodienne, n’ont pas gâché le leur. »
Jean-Paul Grousset, 25/09/1991
La Croix
« Barton Fink est un adroit "melting pot" de film d’angoisse, de fantastique, de farce et de pamphlet, sans que jamais les dosages de l’un ne viennent estomper les vertus de l’autre. Ainsi l’atmosphère du vieil hôtel où échoue le héros n’a rien à envier aux meilleures séries B (bruits bizarres, papier qui se décolle, concierge insolite, liftier hors d’âge). Ce qui s’y passe peut être cocasse (les premières rencontres de Barton avec son jovial voisin), dramatique (un cadavre de jeune femme égorgée dans un lit) ou surréaliste (le couloir en feu pour une fusillade peu banale) : toujours le mystère nous fouaille, jamais la cohérence de la mise en scène n’est compromise. »
Jean-Luc Macia, 26/09/1991
Les Echos
« Pour leur quatrième film, après Sang pour sang, polar glauque, Arizona junior, comédie loufoque, et récemment Miller’s crossing, les frères Coen ont su, superbement, jouer la corde de l’humour noir, de la parodie grinçante, et d’un fantastique intimiste redoutablement roublard. Pas d’effets spéciaux, ici, mais une constante imagination pour cadrer d’insolites décors, annoncer d’horrifiques méfaits, suggérer de psychiatriques abîmes. »
A.C., 26/09/1991
L’Express
« Ils sont allés à la facilité. Ils ont palmé. Un truc pas mal fait, rigolo et qui plaira beaucoup. Du cinéma sans danger. Du cinéma sans gravité. »
[S.N], 23/05/1991
L’Express
« Les clefs de Barton Fink sont hollywoodiennes. Le personnage est visiblement inspiré du scénariste Clifford Odets, qui signa Le Grand couteau et quelques pièces "engagées" avant de virer maccartiste. On reconnait vaguement les autres : la maitresse de Faulkner est calquée sur Meta Carpenter, la script-girl de John Huston ; le producteur caricatural, est un mélange de Sam Goldwyn et de Darryl Zanuck. Reste le plus étrange : l’assassin qui traverse Barton Fink au milieu des flammes, en "ventilant" ses victimes à coups de fusil de chasse, avant de leur couper la tête. C’est le frère de M le maudit. »
François Forestier, 19/09/1991
Le Figaro
« L’imitation n’est pas un fruit du hasard. Seulement Woody Allen évolue sur des cimes de l’humour tout à fait inaccessibles aux frères Coen, si bien que cette astucieuse synthèse de formules cinématographiques types nous laisse sur notre faim. »
Claude Baignières, 20/05/1991
Le Figaro magazine
« A travers le récit d’un pauvre scénariste new-yorkais, perdu dans la machine écrasante d’Hollywood, il y a bien plus que la satire du cinéma, de son mercantilisme aveugle. Au-delà de la réussite des portraits de l’écrivain alcoolique asservi par la bêtise environnante, du producteur "tycoon" à l’énormité chaleureuse et menaçante façon Zanuck, le film bascule dans la description de l’enfer confondu avec la présence du nazisme.
Barton Fink est un film complexe et ambitieux qui, à Cannes, pour la troisième année consécutive, illustre la relance d’un nouveau cinéma américain, fait en marge d’Hollywood, après Sexe, mensonges et vidéo couronné par Wenders, Sailor et Lula par Bertolucci. »
Daniel Toscan du Plantier, 28/09/1991
France soir
« Sommes-nous dans une comédie ou bien dans un drame sanglant ? Le film trace son chemin implacable sans nous orienter vraiment à cet égard. On peut goûter ou pas cet humour, selon moi de première force, dévoilant lentement, et presque subrepticement, un niveau d’absurdité qui finit par tout submerger. On ne rit pas aux éclats, on implose. Je ne connais pas de manière plus originale de gagner, au bout du compte, notre complicité ébahie. »
[S.N], 20/05/1991
Globe
« - Hollywood serait donc plus que jamais une machine à normer. A castrer ?
- un écrivain, oui, sans doute. Barton Fink est ravalé au rang d’esclave et il implose ! En tant qu’acteur, je n’ai jamais ressenti cela. Sans doute parce que, de Scorsese aux frères Coen, en passant par Spike Lee, j’ai eu de la chance de travailler avec des gens intelligents. De toute façon, j’ai toujours pensé qu’il fallait se méfier des endroits où il fait toujours beau : ça ne castre peut-être pas, mais ça ramollit ! »
John Turturro, propos recueillis par François Jonquet, 01/10/1991
L’Humanité
« Après Sang pour sang, Arizona junior et Miller’s crossing, Joel Coen, né en 1954, et son frère Ethan, né en 1957, confirment qu’ils sont désormais à compter dans les valeurs montantes du cinéma de genre, celui d’autrefois qui savait si bien allier intelligence et commerce. Leur film est un petit bijou qui saura trouver les faveurs du public. »
J.R., 20/05/1991
« Outre na notion d’auteur cultivée ici, on pense à Kubrick et à son Shining. L’arrivée dans un lieu inconnu mais chargé d’histoire, la machine à écrire, la photo obsessionnelle sur le mur, l’hôtel dépeuplé, la folie et l’horreur qui s’installent peu à peu, l’isolement climatique (le feu au lieu de la glace), tout ou presque y renvoie. Ce n’est pas le plus mince compliment qu’on puisse faire aux Coen que de s’inscrire dans cette lignée là. »
G.L.M., 25/09/1991
Libération
« Chaque virgule du scénario est une trouvaille déroutante, chaque détail chiadé de l’image affole l’imagination, le moindre second rôle a la consistance d’un premier plan et quand surgissent ses acteurs principaux (…) on a envie de se lever de son fauteuil pour serrer la main au film. »
Gérard Lefort, 20/05/1991
« On pourrait faire défiler Barton Fink à l’endroit puis à l’envers, il n’y a rien qui ne trouve finalement sons sens giratoire sur ce manège insensé, où les moustiques font des morts, et les cadavres des énigmes. Qui a tué la secrétaire maîtresse de l’écrivain poivrot, que Barton admire plus que tout ? Qu’est-ce qui ballotte dans ce carton à chapeau ? Une tête humaine ? Du rien ?
Les Coen ne répondent jamais aux questions qu’on se pose. »
Philippe Vecchi, 25/09/1991
Le Monde
« Le processus de création ne peut se montrer que par défaut, par la souffrance de l’artiste qui ne parvient pas à créer. Comme Kubrick dans Shining, les Coen l’ont compris. De même, c’est par des images dépouillées (aussi superbes que celles de Miller’s crossing) par les comportements subtils de personnages caricaturaux (les acteurs, tous, sont fabuleux) qu’ils font ressentir le stress et la cruauté du monde hollywoodien. Et c’est par un geste, une réflexion sans importance, qu’ils racontent l’antisémitisme ordinaire. »
Colette Godard, 21/05/1991
Le Monde
« Barton Fink baigne dans une lumière dorée, à la fois sinistre et allègre, tout est en même temps naturel et exagéré, les bruits amplifiés, les couloirs déserts de l’hôtel se peuplent au matin de paires de chaussures par dizaines, posées devant les portes tels des oiseaux morts, la réalité dérape en douceur comme si un somnambule glissait longuement sur une peau de banane métaphysique.
Les scènes se succèdent, très écrites, très dialoguées, en un jeu de ping-pong parfaitement maîtrisé. Il n’y a jamais de foule, il n’y a personne, en fait, que Fink face à lui-même, face aux différentes incarnations de sa frustration. »
Danièle Heymann, 27/09/1991
Le Nouvel observateur
« Pour un metteur en scène européen sachant mener sa barque, le temps aurait semblé venu de traiter en profondeur des histoires plus personnelles. Aussi Barton Fink, qui parle de façon charmante mais profonde des douloureux rapports entre un jeune dramaturge socialement très engagé et les marchands de soupe de Hollywood, ne surprit-il pas : il était évident que les Coen, ces pianistes à quatre mains, avaient fini de faire leurs gammes pour crocher dans les choses sérieuses. »
Olivier Séguret, 26/09/1991
Le Point
« Des grincheux diront que la forme vaut mieux que le fond ? Allons ! Il y a tellement de brio dans cet exercice qu’il n’est pas seulement de style. De film en film, les Coen affinent leur féroce peinture de la vie qui ressemble à une farce macabre. Le chaos des Coen met K-O. Et on en redemande. »
Michel Pascal, 21/09/1991
Récompenses et nominations
- 1991 - Palme d'or - Festival International du Film (Cannes) - Obtenu
Exploitation
Exploitation Paris : 17 salles, 18 semaines, 62 080 entrées la première semaine, 216 796 entrées totales
Bibliographie éditoriale
Versions du film
Type de version :
Relation autre film
Consultation
Lieux de consultation du film et conditions d'accès :
- La Cinémathèque française (Bibliothèque) - Accès libre
- Cinémathèque de Grenoble - Sur rendez-vous
- La Cinémathèque de Toulouse (Centre Balma) - Sur rendez-vous
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