Barton Fink

Film

Barton Fink

Joel Coen , Ethan Coen

Année de production :  1990

Pays de production : Etats-Unis

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 1991

Date de sortie en France :

  • 25/09/1991

Numéro RCA / VISA : 77608

Classification :

  • Tous publics - 25/09/1991

Langue : Dialogue : Anglais

Société(s) de production :

Description

Résumé

1941. Barton Fink, un jeune auteur de théâtre, vient de remporter un vif succès avec sa première pièce. Son agent lui propose un contrat à Hollywood. Mais Fink refuse d'entrer dans le système hollywoodien, puis se laisse finalement séduire. Il s'installe dans un étrange hôtel qui semble abandonné et rencontre le producteur Jack Lipnick, qui le charge d'écrire un scénario pour une série B de Wallace Beery située dans le monde du catch. Il fait rapidement connaissance de son étrange voisin, Charlie Meadows. En panne d'inspiration, Fink cherche conseils auprès de W.P. Mayhew, écrivain qu'il admire. Alcoolique, celui-ci est incapable de l'aider. En catastrophe, il fait appel à Audrey, secrétaire et maîtresse de Mayhew qui lui révèle qu'elle a écrit la plupart de ses livres. Il passe la nuit avec elle et, au réveil, la découvre morte à ses côtés. Il demande de l'aide à Meadows qui fait disparaître le corps avant de quitter l'hôtel. En quelques heures, Fink écrit alors son scénario, probablement ce qu'il a fait de meilleur jusqu'à présent. Deux flics apprennent à Barton que Meadows est un dangereux tueur. Celui-ci revient et tue les deux policiers avant de mourir dans l'incendie de l'hôtel. Lipnick a détesté le scénario de Fink. Sous contrat à Hollywood, tout ce qu'il écrira désormais sera la propriété du producteur.

Mots clés : , , , ,

Genre : Fiction

Genre(s) précis : ,

Lieu(x) de tournage : Los Angeles, Culver City, Hollywood, Long Beach, Malibu, Santa Maria

Date de tournage :

  • 27/06/1990 - 31/08/1990

Laboratoire :

  • DuArt Film Laboratories (New York)

Générique

Réalisation :

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 118

Métrage d'origine : 3196

Couleur/NB : Couleur

Sonore/muet : Sonore

Procédé sonore : Dolby Stereo

Format d'origine : 35 mm (1,85)

Dans la presse

Citations

Le Canard enchaîné
« John Turturro incarne avec justesse Barton Fink. Au gré de ses tribulations, il ne fait pas oublier son vrai personnage : un créateur qui gâche son talent. A l’inverse des frères Ethan et Joel Coen, qui, en filmant cette singulière et cauchemardesque satire de mœurs hollywoodienne, n’ont pas gâché le leur. »
Jean-Paul Grousset, 25/09/1991

La Croix
« Barton Fink est un adroit "melting pot" de film d’angoisse, de fantastique, de farce et de pamphlet, sans que jamais les dosages de l’un ne viennent estomper les vertus de l’autre. Ainsi l’atmosphère du vieil hôtel où échoue le héros n’a rien à envier aux meilleures séries B (bruits bizarres, papier qui se décolle, concierge insolite, liftier hors d’âge). Ce qui s’y passe peut être cocasse (les premières rencontres de Barton avec son jovial voisin), dramatique (un cadavre de jeune femme égorgée dans un lit) ou surréaliste (le couloir en feu pour une fusillade peu banale) : toujours le mystère nous fouaille, jamais la cohérence de la mise en scène n’est compromise. »
Jean-Luc Macia, 26/09/1991

Les Echos
« Pour leur quatrième film, après Sang pour sang, polar glauque, Arizona junior, comédie loufoque, et récemment Miller’s crossing, les frères Coen ont su, superbement, jouer la corde de l’humour noir, de la parodie grinçante, et d’un fantastique intimiste redoutablement roublard. Pas d’effets spéciaux, ici, mais une constante imagination pour cadrer d’insolites décors, annoncer d’horrifiques méfaits, suggérer de psychiatriques abîmes. »
A.C., 26/09/1991

L’Express
« Ils sont allés à la facilité. Ils ont palmé. Un truc pas mal fait, rigolo et qui plaira beaucoup. Du cinéma sans danger. Du cinéma sans gravité. »
[S.N], 23/05/1991

L’Express
« Les clefs de Barton Fink sont hollywoodiennes. Le personnage est visiblement inspiré du scénariste Clifford Odets, qui signa Le Grand couteau et quelques pièces "engagées" avant de virer maccartiste. On reconnait vaguement les autres : la maitresse de Faulkner est calquée sur Meta Carpenter, la script-girl de John Huston ; le producteur caricatural, est un mélange de Sam Goldwyn et de Darryl Zanuck. Reste le plus étrange : l’assassin qui traverse Barton Fink au milieu des flammes, en "ventilant" ses victimes à coups de fusil de chasse, avant de leur couper la tête. C’est le frère de M le maudit. »
François Forestier, 19/09/1991

Le Figaro
« L’imitation n’est pas un fruit du hasard. Seulement Woody Allen évolue sur des cimes de l’humour tout à fait inaccessibles aux frères Coen, si bien que cette astucieuse synthèse de formules cinématographiques types nous laisse sur notre faim. »
Claude Baignières, 20/05/1991

Le Figaro magazine
« A travers le récit d’un pauvre scénariste new-yorkais, perdu dans la machine écrasante d’Hollywood, il y a bien plus que la satire du cinéma, de son mercantilisme aveugle. Au-delà de la réussite des portraits de l’écrivain alcoolique asservi par la bêtise environnante, du producteur "tycoon" à l’énormité chaleureuse et menaçante façon Zanuck, le film bascule dans la description de l’enfer confondu avec la présence du nazisme.
Barton Fink est un film complexe et ambitieux qui, à Cannes, pour la troisième année consécutive, illustre la relance d’un nouveau cinéma américain, fait en marge d’Hollywood, après Sexe, mensonges et vidéo couronné par Wenders, Sailor et Lula par Bertolucci. »
Daniel Toscan du Plantier, 28/09/1991

France soir
« Sommes-nous dans une comédie ou bien dans un drame sanglant ? Le film trace son chemin implacable sans nous orienter vraiment à cet égard. On peut goûter ou pas cet humour, selon moi de première force, dévoilant lentement, et presque subrepticement, un niveau d’absurdité qui finit par tout submerger. On ne rit pas aux éclats, on implose. Je ne connais pas de manière plus originale de gagner, au bout du compte, notre complicité ébahie. »
[S.N], 20/05/1991

Globe
« - Hollywood serait donc plus que jamais une machine à normer. A castrer ?
- un écrivain, oui, sans doute.
Barton Fink est ravalé au rang d’esclave et il implose ! En tant qu’acteur, je n’ai jamais ressenti cela. Sans doute parce que, de Scorsese aux frères Coen, en passant par Spike Lee, j’ai eu de la chance de travailler avec des gens intelligents. De toute façon, j’ai toujours pensé qu’il fallait se méfier des endroits où il fait toujours beau : ça ne castre peut-être pas, mais ça ramollit ! »
John Turturro, propos recueillis par François Jonquet, 01/10/1991

L’Humanité

« Après Sang pour sang, Arizona junior et Miller’s crossing, Joel Coen, né en 1954, et son frère Ethan, né en 1957, confirment qu’ils sont désormais à compter dans les valeurs montantes du cinéma de genre, celui d’autrefois qui savait si bien allier intelligence et commerce. Leur film est un petit bijou qui saura trouver les faveurs du public. »
J.R., 20/05/1991

« Outre na notion d’auteur cultivée ici, on pense à Kubrick et à son Shining. L’arrivée dans un lieu inconnu mais chargé d’histoire, la machine à écrire, la photo obsessionnelle sur le mur, l’hôtel dépeuplé, la folie et l’horreur qui s’installent peu à peu, l’isolement climatique (le feu au lieu de la glace), tout ou presque y renvoie. Ce n’est pas le plus mince compliment qu’on puisse faire aux Coen que de s’inscrire dans cette lignée là. »
G.L.M., 25/09/1991

Libération

« Chaque virgule du scénario est une trouvaille déroutante, chaque détail chiadé de l’image affole l’imagination, le moindre second rôle a la consistance d’un premier plan et quand surgissent ses acteurs principaux (…) on a envie de se lever de son fauteuil pour serrer la main au film. »
Gérard Lefort, 20/05/1991

« On pourrait faire défiler Barton Fink à l’endroit puis à l’envers, il n’y a rien qui ne trouve finalement sons sens giratoire sur ce manège insensé, où les moustiques font des morts, et les cadavres des énigmes. Qui a tué la secrétaire maîtresse de l’écrivain poivrot, que Barton admire plus que tout ? Qu’est-ce qui ballotte dans ce carton à chapeau ? Une tête humaine ? Du rien ?
Les Coen ne répondent jamais aux questions qu’on se pose. »
Philippe Vecchi, 25/09/1991

Le Monde
« Le processus de création ne peut se montrer que par défaut, par la souffrance de l’artiste qui ne parvient pas à créer. Comme Kubrick dans Shining, les Coen l’ont compris. De même, c’est par des images dépouillées (aussi superbes que celles de Miller’s crossing) par les comportements subtils de personnages caricaturaux (les acteurs, tous, sont fabuleux) qu’ils font ressentir le stress et la cruauté du monde hollywoodien. Et c’est par un geste, une réflexion sans importance, qu’ils racontent l’antisémitisme ordinaire. »
Colette Godard, 21/05/1991

Le Monde
« Barton Fink baigne dans une lumière dorée, à la fois sinistre et allègre, tout est en même temps naturel et exagéré, les bruits amplifiés, les couloirs déserts de l’hôtel se peuplent au matin de paires de chaussures par dizaines, posées devant les portes tels des oiseaux morts, la réalité dérape en douceur comme si un somnambule glissait longuement sur une peau de banane métaphysique.
Les scènes se succèdent, très écrites, très dialoguées, en un jeu de ping-pong parfaitement maîtrisé. Il n’y a jamais de foule, il n’y a personne, en fait, que Fink face à lui-même, face aux différentes incarnations de sa frustration. »
Danièle Heymann, 27/09/1991

Le Nouvel observateur
« Pour un metteur en scène européen sachant mener sa barque, le temps aurait semblé venu de traiter en profondeur des histoires plus personnelles. Aussi Barton Fink, qui parle de façon charmante mais profonde des douloureux rapports entre un jeune dramaturge socialement très engagé et les marchands de soupe de Hollywood, ne surprit-il pas : il était évident que les Coen, ces pianistes à quatre mains, avaient fini de faire leurs gammes pour crocher dans les choses sérieuses. »
Olivier Séguret, 26/09/1991

Le Point
« Des grincheux diront que la forme vaut mieux que le fond ? Allons ! Il y a tellement de brio dans cet exercice qu’il n’est pas seulement de style. De film en film, les Coen affinent leur féroce peinture de la vie qui ressemble à une farce macabre. Le chaos des Coen met K-O. Et on en redemande. »
Michel Pascal, 21/09/1991

 

Récompenses et nominations

  • 1991 - Palme d'or - Festival International du Film (Cannes) - Obtenu

Exploitation

Exploitation Paris : 17 salles, 18 semaines, 62 080 entrées la première semaine, 216 796 entrées totales

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Barton Fink, Miller's crossing / Joel Coen ; Ethan Coen.- Londres : Faber and Faber, 1991
  • Périodique : 24 Images, n° 112/113, automne 2002. Robert Lévesque, "De la panne à la panique: silence, on cherche"
  • Périodique : 24 Images, n° 56/57, automne 1991. Gilles Marsolais, "Le plaisir terrifiant du cinéma"
  • Périodique : American Film, vol. 16, n° 8, août 1991. W. P. Robertson, "What's the goopus?"
  • Périodique : Avant-Scène Cinéma (L'), n° 406, novembre 1991
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 445, juin 1991. Nicolas Saada, "Barton Fink: de Ethan et Joel Coen"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 445, juin 1991. Serge Toubiana, "Après la récréation: 1991"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 448, octobre 1991. Antoine de Baecque, "Meurtre à l'hôtel Earle"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 448, octobre 1991. Thierry Jousse, "Coen à cent pour cent"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 448, octobre 1991. Thierry Jousse; Nicolas Saada, "Entretien avec Ethan et Joel Coen"
  • Périodique : Cinéma 72, n° 478, juin 1991. Stéphane Brisset, "Barton Fink"
  • Périodique : Cinema Nuovo, vol. 41, n° 336, mars/avril 1992. F. De Propris, "Barton Fink"
  • Périodique : Cinema Papers, n° 87, mars 1992. Adrian Martin, "Barton Fink"
  • Périodique : EPD Film, vol. 8, n° 10, octobre 1991. P. Körte, "Barton Fink"
  • Périodique : Film and Philosophy, vol. 4, janvier 1997. David Goldblatt, "Tourists with typewriters: Jew and writer in Barton Fink"
  • Périodique : Film Comment, vol. 27, n° 5, septembre 1991. Richard T. Jameson, "What's in the box"
  • Périodique : Film Comment, vol. 28, n° 1, janvier/février 1992. Donald Lyons, "Lubricating the muse"
  • Périodique : Filmcritica, vol. 42, n° 420, décembre 1991. Alberto Pezzotta, "La vita della mente"
  • Périodique : Filmnews, vol. 22, n° 1, février 1992. Ross Gibson, "Barton Fink... 'I'll give you life of the mind!'/ The Coen Bros and Barton Fink"
  • Périodique : Films in Review, vol. 42, n° 11/12, novembre 1991. E. Grant, "Barton Fink"
  • Périodique : Hollywood Reporter, vol. 313, n° 8, 26 juin 1990
  • Périodique : Hollywood Reporter, vol. 317, n° 29, 20 mai 1991
  • Périodique : Hollywood Reporter, vol. 317, n° 30, 21 mai 1991. James Ulmer, "Fink tells all at Cannes..."
  • Périodique : Interview, vol. 21, n° 9, septembre 1991
  • Périodique : Literature/Film Quarterly, vol. 28, n° 4, décembre 2000. Michael Dunne, "Barton Fink, intertextuality, and the (almost) unbearable richness of viewing"
  • Périodique : Modern Review, vol. 1, n° 2, hiver 1991. S. Dickerson, "Hollywood Babylon"
  • Périodique : Positif, n° 365/366, juillet 1991
  • Périodique : Positif, n° 367, septembre 1991. Thomas Bourguignon, "Autour de Barton Fink"
  • Périodique : Premiere (US), vol. 5, n° 2, octobre 1991
  • Périodique : Première, n° 171, juin 1991
  • Périodique : Première, n° 175, octobre 1991
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 473, juillet 1991
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 474, septembre 1991. Jacqueline Nacache, "Le difforme et la jubilatoire"
  • Périodique : Screen International, n° 770, 18 août 1990
  • Périodique : Screen International, n° 811, 14 juin 1991
  • Périodique : Séquences, n° 155, novembre 1991. Martin Girard, "Barton Fink"
  • Périodique : Sight and Sound, vol. 1, n° 10, février 1992. Steve Jenkins, "Barton Fink"
  • Périodique : Sight and Sound, vol. 1, n° 5, septembre 1991. John Powers, "Finking it"
  • Périodique : Spectator, vol. 12, n° 2, janvier 1992. Lynn M. Thompson, "Giving birth to the artist within..."
  • Périodique : Studio Magazine, n° 54, octobre 1991
  • Périodique : Variety, vol. 343, n° 7, 27 mai 1991. 'Cart', "Barton Fink"

Versions du film

Type de version :

  • Version étrangère / Version doublée - Barton Fink - Français
  • Version sous-titrée - Barton Fink - Français

Relation autre film

  • A pour bande annonce : Barton Fink [Bande-annonce]

Consultation

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