The Last Hurrah

Film

La Dernière fanfare

John Ford

Année de production :  1958

Pays de production : Etats-Unis

Identité

Autres titres :

  • The Last Hurrah (Titre de l’œuvre adaptée) (Etats-Unis)

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 1958

Date de sortie en France :

  • 31/12/1958

Numéro RCA / VISA : 20981

Classification :

  • Tous publics

Langue : Dialogue : Anglais

Société(s) de production :

Première : 22/10/1958 - Etats-Unis

Description

Résumé

Une petite ville de la Nouvelle-Angleterre. Pendant une campagne électorale s'affrontent pour la réélection du maire un jeune démocrate sans grande valeur politique mais qui a tout l'appui de quelques importantes personnalités de la cité, banquiers, directeurs de journaux, etc. et l'ancien maire républicain, vieil homme usé, sympathique et populaire auprès de ses administrés pour ses réalisations sociales. Le résultat des élections est néfaste pour l'ancien maire, Frank Skeffington. En instituant la sécurité sociale et l'assurance contre le chômage, on a enlevé sa meilleure arme à Skeffington. L'ancienne génération avait encore confiance en lui. Les jeunes, eux, le considéraient comme une caricature. En rentrant chez lui, le soir des élections, Frank Skeffington a une attaque. Sachant qu'il n'en a plus pour longtemps, il fait venir près de lui - contre l'avis du docteur - ses fidèles amis politiques et meurt au milieu d'eux.

Mots clés : Election, Campagne électorale, Maire, Veillée funèbre

Genre : Fiction

Genre(s) précis : Drame

Forme de l'oeuvre adaptée : Roman

Date de tournage :

  • 24/02/1958 - 24/04/1958
  • 08/05/1958 - 08/05/1958

Studio de tournage :

  • Columbia/Warner Bros. Ranch (Burbank)

Générique

Réalisation :

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 122

Métrage d'origine : 3316

Couleur/NB : Noir et blanc

Sonore/muet : Sonore

Procédé sonore : RCA Sound Recording (Mono)

Format d'origine : 35 mm (1,37)

Dans la presse

Citations

Arts
« Ce film interprété par des vieillards (presque tous les compagnons de route de John Ford y trouvent un emploi) nous touche par son air de confidence. Comme son héros, le cinéaste a toujours considéré son activité comme un métier plus qu’une vocation. Il a son vieux style à lui, fait de trucs, d’astuces bien sûr, mais qui toujours respecte les règles d’une hautaine discrétion. »
Eric Rohmer, 07/01/1959

Aux Écoutes
« Cet Irlandais n’oublie jamais ses origines, et la satire est savoureuse des préjugés mondains et sociaux, en Nouvelle-Angleterre, qui opposent les hypothétiques descendants des pionniers arrivés sur le Mayflower aux plus récents immigrants irlandais. Et puis il y a Spencer Tracy qui ne quitte pour ainsi dire pas l’écran : c’est un comédien prodigieux. » 
[S.N.], 09/01/1959

Le Canard enchaîné
« Le vieux John Ford est toujours là, et un peu là. Il peut toucher à n’importe quel sujet et c’est toujours réalisé avec une maîtrise admirable. C’est beau le métier, quoi qu’on en dise (…) John Ford nous montre la cuisine et les mœurs électorales de là-bas, sans affectation, légèrement avec le sourire. Il y a une soirée mortuaire très réussie. »
[S.N.], 07/01/1959

Carrefour
« La Dernière fanfare est bien mieux qu’une satire : c’est une peinture, et une peinture vraie, parfois caricaturale (comme l’est la vérité), parfois aussi émouvante. Il est rare de rencontrer un ouvrage aussi satisfaisant. John Ford est décidément l’un des plus grands noms du cinéma. »
Jean Dutour, 09/01/1959

La Croix
« Le travail technique [de John Ford] (champs-contre-champs aussi nombreux que systématiques) “date” beaucoup, et rares, trop rares sont les moments où le spectateur retrouve la “patte” du grand Ford, celui de La Patrouille perdue, de Toute la ville en parle et de La Poursuite infernale. Notons cependant à l’actif du réalisateur, d’excellentes notations d’humour. »   
Jean Rochereau, 22/01/1959

L’Express
« Rien ne révèle ici la main du maître. Mise en scène statique, caméra pétrifiée devant des comédiens qui prennent des temps, lourdeur du style et des effets, verbiage du texte, platitude de l’image (…). »
Denis Vincent, 10/01/1959

Le Figaro
« À l’origine, un livre que je n’ai point lu, de M. Edwin O’Connor. Entre l’ouvrage littéraire et l’ouvrage cinématographique : une adaptation qui me semble médiocre, parfois obscure. Au bout du compte : une suite d’images signées par le metteur en scène de La Chevauchée fantastique. L’on y devine un John Ford morose, peu convaincu. Son enthousiasme paraît faible ; ou peut-être décline-t-il ? »
Louis Chauvet, 02/01/1959

La France catholique
« Il ya dans ce film un hommage vibrant à l’individualisme, au dynamisme naturel de la personnalité humaine, et aussi une critique amère des méthodes « psychologiques » de persuasion telles que les développent la télévision, l’affiche, et, dans une certaine mesure, la presse. »
André Besseges, 01/01/1959 

France Soir
« Il s’agit d’une satire violente, détaillée et longuement démonstrative des usages politiques américains à l’échelon local. Et pour le spectateur français, cet exposé pittoresque mais sévère se présente souvent comme un rébus. À côté de Spencer Tracy – égal à sa réputation – nous retrouvons avec mélancolie des vieux de Hollywood que le temps a durement marqués : John Carradine (…) ; Pat O’Brien, bouffi ; Basil Rathbone (…) et Donald Crisp, dont le scénario (et peut-être la vie) fait un vieillard cassé sur une canne. Fanfare pour les derniers. »
Robert Chazal, 03/01/1959

L’Humanité
« Je pense que John Ford a filmé là une tranche de vie américaine avec le talent qu’on lui connait et un humour sinistre qu’on ne lui connaissait pas. »
Jacques Deltour, 03/01/1959

Juvénal
« À côté d’un Spencer Tracy dans sa meilleure forme, bluffeur en diable, massif et rusé jusqu’aux rebords du feutre, un groupe d’excellents acteurs, tous vieux comédiens de l’époque presque héroïque du cinéma, campent des silhouettes pittoresques et vivantes. »
Claude Casa, 16/01/1959

Libération 
« C’est surtout par la peinture du milieu des agents électoraux et par les procédés employés – notamment une veillée funèbre qui se mue en meeting – que John Ford parvient à nous intéresser et à nous amuser (…) C’est Spencer Tracy qui tient le rôle de Frank Skeffington. Le rôle lui convient admirablement, mais il n’en resta pas moins vrai que La Dernière fanfare est pour nous, Européens, le petit film d’un grand metteur en scène. » 
Jeander, 06/01/1959

Le Monde
« Cette La Dernière fanfare [est un] film gris et mou, qui ne m’a paru porter qu’à de très rares moments la marque d’un réalisateur à qui nous devons (et ne l’oublions pas !) quelques-uns de nos meilleurs souvenirs de cinéma. John Ford est-il sur son déclin ? Il y a longtemps qu’on le dit. Mais les vieux lions de son espèce ont de brillants réveils. »
Jean de Baroncelli, 10/01/1959  

Noir et Blanc
« C’est ainsi que La Dernière fanfare est un excellent film, goguenard et tendre, où l’on voit un vieux crocodile (Spencer Tracy), maire d’une ville qui ressemble paraît-il à Boston, livrer sa dernière bataille électorale. Ce genre de film vaut surtout par le détail vrai, savoureux ou inattendu, la justesse de l’observation et l’ironie du constat (…) John Ford, souvent rusé dans la bonhomie, ne sombre jamais dans le douceâtre et le sirupeux. »
[S.N.], 16/01/1959

Les Nouvelles littéraires
« John Ford a beaucoup soigné son travail. Trop même : si, dans certaines parties, son sens d’un cinéma populaire, destiné non point aux esthètes mais à la masse des spectateurs, reste plus sûr que jamais, dans d’autres il s’attarde à d’interminables dialogues qui ne nous apprennent pas grand-chose sur le caractère de son héros. La technique des champs-contre-champs utilisée systématiquement date un peu. Il eût été bien inspiré en donnant dans le scénario quelques sérieux coups de ciseaux et en accélérant le montage. »  
Georges Charensol, 09/01/1959

Paris-Presse
« [Le film de John Ford] respire la santé, la gaîté. C’est une satire souriante, jamais méchante. On sent que le metteur en scène a aimé chacun de ses personnages, même les plus risibles. Et l’on sort de la projection content de soi et des autres. »
Michel Aubriant, 03/01/1959

Radio-Cinéma-Télévision
« La Dernière fanfare demeure un peu filandreuse. Le comique ou l’émotion ressortent moins des intentions de la mise en scène que du jeu des acteurs qui sont admirablement dirigés. Et là nous reconnaissons la patte de John Ford. »
Claude-Marie Trémois, 18/01/1959

Témoignage chrétien
« Formellement, il faut remarquer qu’on supporte, et qu’on supportera de moins en moins, un langage aussi délibérément banal que celui qu’emploie John Ford au terme de sa carrière. Cette succession de champs, contre-champs, cette fixité, cette monotonie, cette valorisation du verbe et du jeu des acteurs aux dépends des mouvements d’une caméra qui n’est là que pour enregistrer dialogues et mimiques, finit par lasser, à l’époque de Welles, Antonioni, Bardem et Kazan. La Dernière fanfare serait presque un film à thèse – un film où le cinéma passe au second plan – si les personnages de Ford n’avaient par bonheur conservé la tendresse, la bonté que depuis toujours l’auteur des Raisins de la Colère prête aux hommes. »
Jean Carta, 15/01/1959 

Récompenses et nominations

  • 1959 - Meilleur acteur étranger - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - Nominé
  • 1958 - Meilleur réalisateur - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Obtenu

Versions du film

Type de version :

  • Version sous-titrée - The Last Hurrah - Français

Consultation

Lieux de consultation du film et conditions d'accès :

  • La Cinémathèque française (Bibliothèque) - Accès libre