Dead Ringer

Film

La Mort frappe trois fois

Paul Henreid

Année de production :  1963

Pays de production : Etats-Unis

Identité

Autres titres :

  • d'après le roman "La Otra" (Titre de l’œuvre adaptée)

Type d'oeuvre : Cinéma

Date de sortie en France :

  • 17/07/1964

Société(s) de production :

Description

Résumé

La fortune a très diversement souri aux s.urs jumelles Philips : Edith exploite un petit bar et se débat dans de terribles difficultés financières tandis que Maggie, qui a épousé Frank de Lorca, est immensément riche. Frank vient de mourir et Edith revoit à cette occasion sa s.ur qu'elle a perdu de vue depuis vingt ans. Le luxe qui l'entoure l'éblouit et l'écoeure car c'est elle que Frank aimait et Maggie a prétendu être enceinte pour se faire épouser de lui. Edith, bouleversée et révoltée, met au point un plan d'horrible vengeance : elle éloigne l'inspecteur Hobson, un habitué de l'Eddie's Bar qui lui manifeste une tendre amitié, attire. Maggie chez elle et la tue froidement. Elle échange ses vêtements contre les siens et maquille très minutieusement son meurtre en suicide. Sous les voiles de veuve de Maggie, elle rentre dans la somptueuse demeure qui est sienne maintenant et où elle tient son rôle avec circonspection et aplomb. Elle découvre un jour avec stupéfaction que Maggie a un jeune amant et elle ne peut abuser celui-ci comme son entourage. Il comprend vite la vérité lorsque l'inspecteur Hobson, très troublé de la ressemblance, vient annoncer à Mme de Lorca la mort de sa s.ur Edith. Le beau Tony saisit cette occasion d'un fructueux chantage mais les bijoux qu'il essaie de vendre amènent la police à perquisitionner chez lui et l'on y découvre de l'arsenic. Au cours d'une violente discussion avec Edith, le chien de Maggie se jette sur lui et elle le laisse froidement égorger. Cependant, l'enquête se poursuit et l'autopsie du cadavre de Franck révèle qu'il a bien été empoisonné. Edith tente de se disculper en avouant à l'inspecteur Hobson qui elle est, mais il ne peut croire « son » Edith coupable de l'assassinat de sa s.ur ; elle n'insiste pas, ne voulant pas ternir le souvenir qu'il garde d'elle et subira le châtiment suprême auquel elle est condamnée.

Date de tournage :

  • 02/07/1963

Générique

Réalisation :

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 115

Couleur/NB : Noir et blanc

Dans la presse

Citations

Aux écoutes
« L’intrigue policière réserve des surprises. Le suspense est maintenu de bout en bout et les amateurs de sensations fortes ne seront pas déçus (…). »
[S.N.], 24/07/1964

Le Canard enchaîné
« Ayant à ses côtés Karl Malden et Peter Lawford, Bette Davis tient le double rôle d’Edith et de Margareth. Si elle grimaçait moins, bien sûr, les angoisses de la première et l’outrecuidance de la seconde seraient tout aussi évidentes. Mais allez donc trouver une actrice capable de mettre autant d’ambiguïté dans la perversion… »
Jean-Paul Grousset, 08/07/1964

Combat
« D’un bout à l’autre, La mort frappe trois fois est un tissu d’extravagances : les rapports des sœurs jumelles sonnent faux, les mobiles de chacune sont "fabriqués", le crime ne s’impose pas, et encore moins le dénouement pseudo-moralisateur ! »
[S.N.], 22/07/1964

Le Figaro
« L’action rebondit sans cesse en tout sens. L’intérêt ne faiblit presque jamais.
Une réserve : la mise en scène de Paul Henreid purement "fonctionnelle" n’exprime qu’une faible personnalité. C’est dommage car l’histoire fournit des péripéties originales, des situations tendues. »
Louis Chauvet, 24/07/1964

Le Figaro littéraire
« La mort frappe trois fois est, compte tenu de son penchant excessif pour les coups de théâtre, le courageux récit de la dissolution d’une personnalité. Un cas de nettoyage par le vide. »
Pierre Mazars, 13/08/1964

Télérama
« Une actrice qui fut grande, s’acharne avec arrogance à se montrer vieille, laide, grimaçante, odieuse avec un maquillage et des toilettes impossibles. (…) Le spectacle est profondément répugnant. Après ce genre de performance, Bette Davis a définitivement perdu tout droit au respect et à l’estime des spectateurs. »
J.S., 02/08/1964