Depuis plusieurs années, Joan Crawford est au faîte de la gloire cinématographique. Elle a, semble-t-il, tout pour être heureuse. Tout, sauf ce qui représente à ses yeux le plus grand des bonheurs : être mère. Car, malgré ses deux mariages - deux échecs sentimentaux -, Joan n'a jamais pu avoir d'enfant. Et elle en souffre terriblement. D'autant que ses divorces lui ont définitivement fermé les portes de l'adoption légale. Aussi Joan persuade-t-elle son ami du moment, le célèbre avocat d'Hollywood Greg Savitt, d'user de toute son influence pour qu'elle obtienne satisfaction. Et Joan adopte ainsi une fille puis un garçon qu'elle prénomme Christina et Christopher. Les deux enfants grandissent dans le luxe mais sont élevés « à la dure » par une mère possessive, jalouse, autoritaire et maniaque, qui ne leur passe rien, en souvenir de sa propre enfance. Pour Joan, en effet, rien n'estacquis, tout doit se gagner. Christina en fait bientôt la cruelle expérience. Victime des sautes d'humeur et des obsessions de sa mère, dont la carrière va sur son déclin, elle se retrouve en pension, puis, à la suite d'un incident mineur, dans un sévère collège religieux d'où elle ne sortira qu'àla fin de ses études. Entre temps, Joan, qui a dû renoncer au cinéma, s'est lancée dans les affaires en épousant le Président de Pepsi-Cola, Alfred Steele, qu'elle a suivi à New York. A la mort de son mari, Joan défend avec acharnement ses intérêts et conserve sa place dans la société. Christina, devenue actrice sans l'aide de quiconque, s'est réconciliée avec elle. En 1977, minée par l'alcool, Joan s'éteint. Christina et Christopher apprennent alors, sans étonnement, qu'ils sont évincés de l'héritage de leur mère.