Faye Dunaway
Personnalité
Interprète, productrice, réalisatrice, scénariste... : 1960-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 14/01/1941 - Etats-Unis - Bascom, Floride
Identité
Genre : femme
État civil :
- Dorothy Faye Dunaway
Fonctions : Acteur, Producteur associé, Réalisateur, Scénariste, Producteur, Auteur, Auteur secondaire, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Fille d'un militaire de carrière, Faye Dunaway ne cesse de déménager entre les Etats-Unis et l'Europe. A l'université en Floride, elle joue Médée et décide de devenir actrice. Dans ce but, elle fait ses études à la Boston University school of fine and applied Arts , où elle interprète le rôle principal des Sorcières de Salem d'Arthur Miller. Recommandée auprès d'Elia Kazan et de Robert Whitehead, elle entre au Lincoln Center Repertory et y fait ses débuts.Carrière :
Figure incontournable du Nouvel Hollywood, Faye Dunaway s’est imposée comme l’une des grandes actrices américaines grâce à ses rôles marquants dans des classiques tels que Bonnie et Clyde, Chinatown, Network, main basse sur la télévision (qui lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice) et L’Affaire Thomas Crown. Son jeu intense, sa beauté singulière et la complexité de ses personnages ont fait d’elle une icône du cinéma mondial.
Faye Dunaway est remarquée par le producteur Sam Spiegel qui lui confie, au côté d'Anthony Quinn, le rôle principal de The Happening (1966) d'Eliott Silverstein. Suit Que vienne la nuit (1966) d'Otto Preminger et The extraordinary Seaman (1968) de John Frankenheimer. Grâce à Elia Kazan qui suggère son nom à Arthur Penn, elle remporte le rôle de Bonnie Parker dans Bonnie and Clyde (1967) et se trouve inscrite sur la liste des nominations aux Oscars. Déjà habituée au succès sur les planches, cette blonde au visage doux et impassible découvre le statut de vedette de cinéma. Dans L'Affaire Thomas Crown (1967) de Norman Jewison, elle interprète Vicky Anderson, femme à la beauté plastique glacée au côté de Steve McQueen. En 1969, elle retrouve Elia Kazan pour L'Arrangement. Elle remporte un nouveau succès avec Little big man (1970) d'Arthur Penn où elle incarne une femme dont la dévotion religieuse n'a d'égal que la ferveur sexuelle. Avec Network (1976) de Sydney Lumet, elle obtient la reconnaissance de ses pairs en recevant l'Oscar de la meilleure actrice. Ses films suivants (Les Yeux de Laura Mars, 1977 ; Le Champion, 1978 ; Maman très chère, 1981) ne lui valent plus le même succès. Elle doit attendre Barfly (1987) de Barbet Schroeder pour retrouver un rôle de composition à sa mesure. Puis elle alterne films d'auteur réservés à un public restreint et prestations pour le petit écran. Elle fait un retour spectaculaire au cinéma avec le remake de L'Affaire Thomas Crown en 1998, et, l'année suivante, Luc Besson lui confie un rôle dans Jeanne d'Arc. Faye Dunaway se fait ensuite beaucoup plus rare sur les écrans, malgré quelques prestations remarquées, notamment dans le film noir The Yards (James Gray, 2000) où elle campe l'épouse d'un gangster et dans Les Lois de l'attraction (Roger Avary, 2003) d'après le roman de Bret Easton Ellis. Trois ans plus tard, elle tient un rôle dans le drame italien La Rabbia (2006) de Louis Nero, où elle incarne une femme mystérieuse, confirmant sa prédilection pour les productions indépendantes et les personnages énigmatiques. Elle revient ensuite dans le film américain Jésus, l’enquête (2016) de Jon Gunn, où elle interprète la mère du protagoniste, apportant à ce biopic une gravité discrète mais remarquée. En 2018, elle fait une brève apparition dans le documentaire Becoming Iconic de Neal Thibedeau, consacré à la création cinématographique et au métier d’acteur, témoignant de son statut de légende vivante du septième art. Si ses apparitions au cinéma se font plus rares, chacune d’elles demeure un événement, tant l’aura de Faye Dunaway reste intacte.