Karl Gunther ne supporte pas la contradiction. Alors, dans son grenier, là où il élève des rats, il tient, enfermée dans une cage, Martha dont il a coupé la langue. Ainsi peut-il se faire écouter sans réplique. Hors de son grenier, Gunther parle peu. Il observe. Les gaines d'aération de sa maison sont suffisamment larges pour qu'il puisse s'y glisser et regarder, à leur insu, toutes ses locataires. Car Gunther ne loue ses appartements qu'à de jeunes et jolies femmes. Il aime les voir dans leurs ébats intimes, il aime leur faire peur en lâchant des rats chez elles. Mais il n'aime pas beaucoup ceux qui les approchent. C'est d'abord l'amant de Sophie qui est tué. Lui qui ne peut la posséder qu'après une perverse mise en scène de viol trouve plus pervers que lui. Et ses yeux arrachés vont choir dans un bocal à côté de la langue de Martha. Alfred, ensuite, une connaissance de Jessica, subit un sort analogue. Enfin, c'est au tour de Steiner. Car Steiner a compris que Gunther est un tueur. Jadis médecin à Buenos Aires, Gunther y a assassiné 67 malades. Pour se faire plaisir. Fasciné par le passé nazi de son père, qu'il a découvert dans son journal intime, Gunther aime tuer, comme lui. Maintenant il s'attaque à ses locataires, car Lori, qui a rencontré Steiner, se doute de quelque chose. Grâce à Martha qu'elle a libérée, Lori évite les pièges diaboliaues de Gunther et finit par tirer sur lui.