Klaus Kinski

Interprète, réalisateur, scénariste... : années 1940-1990

Nationalité :  Allemagne

Naissance :  18/10/1926 - Allemagne - Sopot, Dantzig

Décès :  23/11/1991 - Etats-Unis - Lagunitas-Forest Knolls, Californie

Personnalité

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Klaus Günter Karl Nakszynski

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Monteur, Auteur

Biographie

Formation :

Né de parents d'origine polonaise, Klaus Kinski connaît une enfance misérable à Berlin. Enrôlé dans l'armée allemande en 1944, il est fait prisonnier par les Britanniques. Remarqué en captivité pour ses dons de comédien, il entreprend une carrière théâtrale au lendemain de sa libération. Le public berlinois le découvre en 1947 dans deux pièces de Jean Cocteau, La machine à écrire et La voix humaine .

Carrière :

Après un premier film en 1948, Klaus Kinski reprend une vie de théâtre et de vagabondages en France et en Allemagne. Sa carrière au cinéma commence véritablement en 1955. A l'exception de quelques bonnes prestations dans Louis II de Bavière (Helmut Kaütner, 1955) ou Le temps d'aimer, le temps de mourir (Douglas Sirk, 1957), il figure le plus souvent dans des séries B allemandes et italiennes. On le voit ainsi dans de laborieuses adaptations de romans d'Edgar Wallace (Le crapaud masqué , F.J. Gottlieb, 1963, L'énigme du serpent noir , Alfred Vohrer, 1963) ou dans de nombreux westerns spaghetti, genre dont il devient l'un des acteurs les plus originaux (Le grand silence , Sergio Corbucci, 1968). Sa composition dans Les nuits de Dracula (Jess Franco, 1969) donne la mesure de sa désinvolture, alors que les plus grands cinéastes tentent en vain de s'attacher ses services. Cet acteur à la laideur fascinante et d'une démesure frôlant la démence entre enfin dans la légende du cinéma grâce à Werner Herzog, qui lui confie les premiers rôles de Aguirre, la colère de Dieu (1972), Nosferatu, fantôme de la nuit (1978), Woyzeck (1980) et Fitzcarraldo (1982). Ses créations emphatiques et torturées n'échappent pas toujours au cabotinage, mais elles font de lui un grand acteur tragique. Il convient de noter également ses rôles dans L'important c'est d'aimer (Andrezj Zulawski, 1974), Nuits d'or (Serge Moati, 1977) et , dans un registre plus sobre, La femme-enfant (Raphaëlle Billetdoux, 1980). En 1990, il se met lui-même en scène dans le rôle-titre de Paganini .

Autres activités :

En 1976, Klaus Kinski publie son autobiographie, Crever pour vivre (Editions Pierre Belfond), qui est suivie par J'ai besoin d'amour (Editions Michel Lafon, Paris, 1990).

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Monteur

Réalisation

Scénariste

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Crever pour vivre / Kinski Klaus ; trad. de l'allemand par M. Leblond avec la collab. de R. Valentini. - Paris : P. Belfond, 1976
  • Ouvrage : J'ai besoin d'amour / Klaus Kinski ; [trad. de l'américain par Suzanne Sinet]. - Paris : M. Lafon, 1990
  • Ouvrage : Kinski / Jean-Marie Sabatier. - [S.l.] : Rogner : Bernhard, 1979
  • Ouvrage : Klaus Kinski / Philippe Rège. - Lausanne : Favre, 1987
  • Ouvrage : Klaus Kinski / Philippe Setbon. - Paris : PAC, 1985
  • Ouvrage : Klaus Kinski : seine Filme, sein Leben / von Philippe Setbon. - München : W. Heyne, 1983
  • Périodique : American film, vol. 5, n° 7, mai 1980
  • Périodique : Cineaste, vol. 24, n° 4, septembre 1999
  • Périodique : Ciné-Revue, vol. 61, n° 26, juin 1981
  • Périodique : Ecran, n° 48, juin 1976
  • Périodique : EPD Film, vol. 9, n° 1, janvier 1992
  • Périodique : Film Dope, n° 30, septembre 1984
  • Périodique : Film-Dienst, vol. 52, n° 20, septembre 1999
  • Périodique : Films and Filming, vol. 25, n° 10, juillet 1979
  • Périodique : Image et Son, n° 307, juin/juillet 1976
  • Périodique : Image et Son, n° 307, juin/juillet 1976
  • Périodique : Première, n° 36, février 1980

Récompenses et nominations

  • 1979 - Meilleure interprétation masculine - Deutscher Filmpreis (Berlin) - Nosferatu : Phantom der Nacht - Obtenu

Liens familiaux

Ressources média