Nicolas, « souteneur » un peu timoré, demande à son frère Pierrot de l'aider à convoyer en Suisse un « client » décédé chez son amie Gina. Pierrot accepte d'emprunter deux jours une ambulance à la compagnie où il travaille. Olivier Galmisch, un avocat, commandite le convoi spécial par amitié pour le défunt, qui était, si l'on en croit ses dires, un bon père de famille. Beaucoup de mal pour enleverle corps encombrant ! Les frères doivent détourner l'attention de la réceptionniste : Pierrot se fait passer pour un acheteur (arabe) de l'hôtel pendant que Nicolas parvient promptement à faire disparaître le corps. Beaucoup de mal aussi pour récupérer la voiture nantie du macabre colis ! En effet, des artistes ont confondu les véhicules et sont partis en tournée avec le cadavre en guise de matériel stéréo ! Avec l'aide d'une fan de pop-music, Pierrot retrouve son chargement et le trio se met enfin en route pour la Suisse. Après bien des mésaventures, ils passent la frontière, ayant auparavant assis le cadavre dans la voiture pour lui faire louer le rôle d'un ivrogne. Arrivés à bon port, les trois « associés » et leur défunt compagnon sont accueillis par un groupe de « maffiosi » qui avaient profité de l'occasion pour convoyer ainsi, sans risque, pour trois millions de dollars d'héroihe pure. Le chef de bande n'entend pas laisser les deux frères repartir vivants. A un carrefour, alors que se déroule une substitution de corbillards, la police arrive. L'avocat Galmisch était, en fait, un agent infiltré dans la bande. Son action, jointe à l'aide involontaire des frères, va permettre de remonter la filière jusqu'à New-York. Nicolas peut alors avouer à Pierrot que toute cette mise en scène avait été commanditée de « très haut», chacun ayant joué très bien son rôle, consciemment ou non !.