Gérard Jugnot

Personnalité

Interprète, réalisateur, scénariste... : années 1970-2020

Nationalité :  France

Naissance :  04/05/1951 - France - Paris, Seine

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Gérard Jean Jugnot

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Adaptateur, Scénariste, Dialoguiste, Auteur de l'idée originale, Auteur de l'œuvre originale, Producteur, Producteur associé, Coproducteur, Intervenant, Auteur, Auteur secondaire, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Gérard Jugnot commence par suivre des cours d'art dramatique. Il rencontre Christian Clavier Thierry Lhermitte et Michel Blanc au lycée Pasteur (Neuilly sur Seine). Ensemble, ils fondent en 1974 la troupe du Splendid qui se produit dans des cafés-théâtres. Au même moment, il fait ses débuts au cinéma dans "Les Valseuses" de Bertrand Blier.

Carrière :

Figure emblématique du cinéma populaire, Gérard Jugnot est avant tout connu pour ses personnages attachants et son humour tendre, incarnant le Français moyen dans des comédies qui ont marqué plusieurs générations. Sa filmographie traverse les décennies, jalonnée de grands succès comme Les Bronzés, Le Père Noël est une ordure et Monsieur Batignole, et il est également salué pour sa fidélité au genre comique et son engagement dans une œuvre accessible, fédératrice et humaine.
Gérard Jugnot apparaît pour la première fois à l'écran dans L'an 01 (1971) de Jean Rouch, Jacques Doillon et Alain Resnais. Deux ans après Les Valseuses, il tourne sous la direction de Bertrand Tavernier, dans Le juge et l'assassin. Il interprète ensuite une multitude de rôles mineurs au cours des années 1980. Il incarne alors l'archétype du Français moyen, moustachu, bedonnant et acariâtre. Il tourne ainsi un grand nombre de films avec Didier Kaminka, Claude Zidi, Gérard Ouri, Edouard Molinaro, Jean-Marie Poiré, Maurice Biraud, Jean-Michel Ribes, Philippe de Broca, Michel Blanc, etc. Le succès se profile en 1978 lorsque Patrice Leconte porte à l'écran Les Bronzés, entièrement écrit par la troupe du Splendid. Le film remporte un immense succès populaire qui pousse la troupe à tourner la suite, Les Bronzés font du ski (1979). Les deux volets des Bronzés deviennent de véritables films cultes auprès de toute une génération. La carrière de Gérard Jugnot se tourne alors exclusivement vers la comédie populaire. En 1982, l'adaptation de la pièce Le Père Noël est une ordure, est un nouveau succès. Réalisé par Jean-Marie Poiré, le film rassemble à l'écran tous les protagonistes de la troupe et déclenche une véritable "Père Noël mania". Gérard Jugnot inscrit ensuite son nom au générique des films populaires les plus célèbres de l'époque : Le Quart d'heure américain (1982) de Philippe Galland, Papy fait de la résistance (1983) de Jean-Marie Poiré, Les rois du gag (1985) de Claude Zidi. En 1987, il apparaît dans un rôle à contre-emploi dans Tandem de Patrice Leconte. Jugnot y démontre que le cinéma français a évolué au cours des années 1980 vers un cinéma qui sans être social, s'inscrit plus dans la réalité. Sa carrière de metteur en scène, qu'il commence avec Pinot simple flic (1984), ne connaît pas le succès escompté. Il réalise des films comiques où il tient le premier rôle. Toujours proche de l'actualité, il réalise Casque bleu (1993) dans lequel il évoque la guerre des Balkans. En 2000, il écrit, réalise et interprète Meilleur Espoir féminin, parodie du milieu du cinéma. En 2002, il réalise un des grands succès de l'année, Monsieur Batignole. Puis Boudu, en 2005, remake du film de Renoir en 1932, Boudu sauvé des eaux.
Il apparaît ensuite dans Les Choristes de Christophe Barratier, en 2004. Le film est un très grand succès public. De 2006, l'on retient Les Bronzés, troisième volet, mis en scène par Patrice Leconte, puis Les brigades du Tigre, adaptation de la série télé. En 2007, Jugnot tourne exclusivement des comédies, avec L'île aux trésors d'Alain Berberian et L'Auberge rouge de Gérard Krawczyc. Cette même, le duo Baratier-Jugnot essaient de retrouver le succès des Choristes avec Faubourg 36, une comédie-dramatique dans le milieu du music-hall. L’année suivante, il est second rôle dans Ça se soigne ? (2007), de Laurent Chouchan, où il retrouve son partenaire Thierry Lhermitte. L’année suivante, il joue sous sa direction dans Rose et Noir, une fantaisie satirique sur l’Inquisition en Navarre. Il retrouve Christophe Barratier et la nostalgie des récits d’enfance avec La Nouvelle Guerre des boutons (2011), où il incarne le directeur d’école dans une relecture moderne du classique. En 2012, il multiplie les apparitions, notamment dans Mes Héros (Eric Besnard, 2011), Astérix et Obélix : Au service de Sa Majesté (Laurent Tirard, id.) et Un jour mon père viendra (Martin Valente, 2010), où sa silhouette rassurante marque le public. Les années suivantes confirment son attrait pour la comédie avec des films comme Benoît Brisefer : Les Taxis rouges (Manuel Pradal, 2013) et Entre amis (Olivier Baroux, 2014), qui réunissent autour de lui une distribution de grands noms du rire français. En 2015, il rejoint la saga culte avec Camping 3 (Fabien Oteniente), puis poursuit sa fidélité au genre avec des œuvres comme Comme par magie (2023), sous la direction de Christophe Barratier, ou encore Nicky Larson et le parfum de Cupidon (2018). En 2017, il revient derrière la caméra et devant l’objectif dans C’est beau la vie quand on y pense, confirmant sa sensibilité pour les récits conciliant humour et émotion. La période récente est marquée par des succès populaires et une présence continue au générique des films fédérateurs : Pourris gâtés (Nicolas Cuche, 2019), Le Petit Piaf (2Godi 022), qu’il réalise et lui vaut des récompenses dans les festivals, la saga Ducobu (2019-2025), ou On aurait dû aller en Grèce (Nicolas Benamou, 2024), où il partage l’affiche avec Virginie Hocq et Élie Semoun. Son rôle dans Y’a Pas de Réseau (Edouard Pluvieux, 2024) et sa participation à la suite très attendue du célèbre cancre adapté par Elie Seymoune (Ducobu et le fantôme de Saint-Potache, 2025) témoignent de sa capacité à rester au cœur des projets les plus en vue du cinéma hexagonal.

Autres activités :

Gérard Jugnot est coauteur de la plupart des pièces de théâtre qui font le succès de la troupe du Splendid. Ses prestations sur scène dans Le Père Noël est une ordure et dans Papy fait de la résistance sont particulièrement remarquées. Il joue dans quelques téléfilms des années 1970 et 1980 qui passent inaperçus. En 2004, non seulement acteur, il est aussi un des producteur associé du film Les Choristes de Christophe Barratier. Il est également Chevalier de la Légion d'honneur en 2004 et Officier de l'Ordre national du Mérite.

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Adaptateur

Producteur

Producteur associé

Coproducteur

Auteur de l'œuvre originale

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Génération père noël : du Splendid à la gloire ! / Alexandre Grenier.- Paris : Belfond, 1994
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 23, juin 1987
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 6, février 1987
  • Périodique : Mensuel du Cinéma (Le), mars 1993
  • Périodique : Positif, n° 300, février 1986
  • Périodique : Première, n° 141, décembre 1988
  • Périodique : Première, n° 147, juin 1989
  • Périodique : Première, n° 207, juin 1994
  • Périodique : Première, n° 237, décembre 1996
  • Périodique : Revue du Cinéma (La) / Image et Son, n° 412, janvier 1986
  • Périodique : Studio Magazine, n° 88, juin 1994

Récompenses et nominations

  • 2021 - César anniversaire - César du Cinéma Français - Obtenu

Relations professionnelles

Fait partie du groupe :

Collections liées