Noël 1907. La fête chez Helena Ekdahl est, comme d'habitude, somptueuse. Elle reçoit ses amis - entre autres Isak Jacobi, son ancien amant, sa canne de vieillesse -, ses trois fils et leurs familles. Oscar, comédien médiocre qui dirige le théâtre, Gustaf Adolf, invétéré coureur de femmes, Carl, éternel sans-le-sou. Parmi les petits-enfants, Fanny et Alexandre. Elle a dix ans ; il en a douze. Il observe, il ressent, il s'interroge. La fête est belle ce soir ; la nuit qui suit est agitée ; les mois d'après sont pleins de bouleversements. La mort brutale d'Oscar, père de Fanny et d'Alexandre, le remariage d'Emilie avec l'intransigeant évêque Edvard Vergerus, le calvaire des enfants chez cet homme impitoyable. Puis leur fuite grâce à Isak Jacobi, le retour d'Emilie enceinte chez Helena et la mort de l'évêque. Avant une double naissance : Emilie met au monde une fille. Maj, la bonne, a un enfant de Gustav Adolf. Et le baptême est joyeux. Alexandre, lui, a retrouvé sa lanterne magique ; Helena, poussée par Emilie, va peut-être se remettre au théâtre.