Marie-Hélène Breillat

Personnalité

Interprète, auteure : années 1960-1980

Nationalité :  France

Naissance :  02/06/1947 - France - Talence, Gironde

Identité

Genre : femme

Fonctions : Acteur, Voix off

Biographie

Formation :

Remarquée par le réalisateur Marcel Bluwal alors qu'elle fait de la figuration pour une émission de télévision, Marie-Hélène Breillat débute dans le téléfilm Bernadette Soubiroux (1964).

Carrière :

Actrice française polyvalente, Marie-Hélène Breillat a marqué le cinéma des années 1970 et du début des années 1980 par sa présence dans des films emblématiques tels que Le Dernier Tango à Paris et Fanny et Alexandre, tout en collaborant régulièrement avec son ex-mari, le réalisateur Edouard Molinaro.
Actrice de télévision, Marie-Hélène Breillat apparaît également au cinéma, notamment dans les comédies d'Edouard Molinaro, son ex-mari, qui la dirige dans La Mandarine (1971), L'Ironie du sort (1973) et Dracula père et fils (1976), au côté de sa sœur Catherine. Après lui avoir donné un personnage secondaire dans La Mandarine, Edouard Molinaro lui confie un premier rôle au côté de Pierre Clémenti dans L'Ironie du sort. Tout en nuances, son jeu permet de donner vie aux deux versions alternatives de l'histoire, incarnant une femme confrontée aux aléas du destin et aux conséquences dramatiques de la Résistance. Dans Dracula père et fils (1976), Marie-Hélène Breillat apporte une touche d'humanité et de légèreté à cette comédie fantastique. Bien que les détails de son rôle ne soient pas explicitement mentionnés dans les sources, on peut supposer qu'elle offre un contrepoint comique aux personnages vampiriques, participant ainsi à l'humour décalé du film qui joue sur les codes du genre vampirique. Entre ces collaborations avec Molinaro, Marie-Hélène Breillat enrichit sa filmographie de rôles variés, démontrant sa polyvalence en tant qu'actrice. En 1971, elle incarne Nana dans Bof ! de Claude Faraldo, une comédie sociale audacieuse qui tranche avec ses rôles précédents. L'année 1972 marque un tournant dans sa carrière avec sa participation au sulfureux Le Dernier Tango à Paris de Bernardo Bertolucci, où elle interprète le personnage de Monique aux côtés de Marlon Brando et Maria Schneider. Ce film controversé lui offre une visibilité internationale et témoigne de son audace artistique. En 1974, Marie-Hélène Breillat poursuit son exploration de rôles complexes dans Les Suspects de Michel Wyn, où elle incarne Carlyne. Ce thriller policier lui permet de montrer une autre facette de son jeu d'actrice, s'éloignant des comédies qui l'ont fait connaître. L'année 1975 voit sa participation à Une vraie jeune fille, le premier long-métrage réalisé par sa sœur Catherine Breillat. Bien que son rôle se limite à prêter sa voix au personnage d'Alice Bonnard, cette collaboration fraternelle préfigure leurs futures collaborations. En 1976, avant de retrouver Molinaro pour Dracula père et fils, Marie-Hélène Breillat tient le rôle principal dans Oublie-moi, Mandoline (1975) de Michel Wyn. Ce film, moins connu du grand public, lui offre néanmoins l'opportunité de porter une production en tant que tête d'affiche. Après ces collaborations avec Molinaro, Marie-Hélène Breillat poursuit sa carrière cinématographique avec des rôles variés. En 1976, elle joue dans Le Chasseur de chez Maxim's de Claude Vital, une comédie légère où elle incarne le personnage de Totoche. L'année suivante, elle apparaît dans Le Portrait de Dorian Gray (1977), une adaptation du célèbre roman d'Oscar Wilde réalisée par Pierre Boutron, où elle interprète le rôle de Sybil. En 1979, Marie-Hélène Breillat retrouve sa sœur Catherine, cette fois-ci derrière la caméra, pour le film Tapage nocturne. Elle y incarne le personnage d'Emmanuelle, dans ce qui sera l'un des premiers longs-métrages réalisés par Catherine Breillat. Le début des années 1980 marque un tournant dans la carrière de Marie-Hélène Breillat, avec sa participation à deux productions internationales majeures. En 1982, elle apparaît dans Doktor Faustus, une adaptation allemande du mythe de Faust réalisée par Franz Seitz, où elle joue le rôle de Marie Godeau. La même année, elle est au générique de Fanny et Alexandre (1981), le chef-d'œuvre d'Ingmar Bergman, où elle incarne une femme japonaise dans une scène onirique.

 

Autres activités :

A la télévision, Marie-Hélène Breillat s'illustre dans le rôle-titre de Claudine (1981), la série réalisée par Edouard Molinaro d'après l'oeuvre de Colette.

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Ciné-Revue, n° 22, 2 juin 1983. Bernard Ales, "Marie-Hélène Breillat : Les femmes ne doivent pas se réfugier dans l'ombre de leur mari !"
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 36, 6 septembre 1979. "Marie-Hélène Breillat"
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 45, 6 novembre 1975. Roger A. Houze; Marie-Hélène Breillat, "Marie-Hélène Breillat : J'adore plaire aux hommes mais... en tout bien tout honneur !"

Liens familiaux

Marié(e) à :

Frère/Sœur de :