Marianne a quitté Werner et leur fils Jan, pour s'engager dans l'action terroriste allemande. Werner confie Jan à la soeur de Marianne, Juliane. Et il se tue. Féministe active, Juliane, comme sa soeur, refuse d'assumer la charge d'un enfant. Mais, à la différence de celle-ci et au grand dam de son compagnon Wolf, elle a toujours refusé d'enfanter. Marianne a choisi l'action violente ; Juliane préfère les colonnes de son journal et l'action progressive. Une nuit, visite brutale de Marianne. Convaincre sa soeur de quitter sa vie bourgeoise. En fait, dernière rencontre avant son arrestation. Après un premier refus de Marianne de la voir, les visites de Juliane en prison se succèdent. Et se ressemblent ; tendresse refoulée en référence au passé et positions politiques inconciliables. Complètement absorbée par sa soeur, en grève de la faim à l'approche de son procès, Juliane irrite Wolf. Vacances ensemble : c'est là qu'ils apprennent le « suicide » de Marianne. Juliane se donne alors entièrement à la démonstration que sa soeur a été tuée. Seule (Wolf l'a quittée), elle accueille Jan agressé en représailles contre sa mère. Tâche apparemment insurmontable : montrer à l'enfant, très hostile, que sa mère était une femme exceptionnelle.