Der Teufels General

Film

Le Général du diable

Helmut Käutner

Année de production :  1954

Pays de production : République Fédérale d'Allemagne

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Date de sortie en France :

  • 01/02/1956

Description

Résumé

Le « Général du Diable », c'est Harras, intendant à l'armée de l'air allemande en 1941. Officier de 14-18 encore en pleine forme, il aime profondément son pays et son peuple, dont il se soucie fort peu qu'il soit purement aryen : il lui suffit qu'il ait produit Gcethe et Beethoven. Il remonte, de sa rude et joviale amitié, le moral des jeunes officiers fatigués par la lutte et par le caractère inhumain du régime. Ennemi des conventions, choisissant en tout la solution du c.ur, Harras est le type du général populaire. Il ne compte que des amis, sauf évidemment dans le « Parti » auquel il a refusé d'adhérer. Tout cela lui vaut les assauts diplomatiques du colonel S.S. Schmidt-Lausitz qui voudrait l'annexer. Quand ces assauts se sont brisés sur l'ironie d'Harras, le parti décide de briser sa suffisance : il est incarcéré et l'on prive de cigarettes et d'alcool ce grand gaillard habitué à se saouler superbement sans perdre l'esprit, ce qui l'amène à en voler et l'on compte sur ce vol, en même temps que sur son affaiblissement, pour l'humilier et le rendre malléable. Une petite erreur de Schmidt-Lausitz fait échouer le plan. Mais dans le même temps, des accidents mortels se répètent sur un type récent de bombardier en piqué. Harras, responsable en principe, bouge le jour où l'un de ses meilleurs amis, Eilers, est tué. Les événements, qui se précipitent - l'Allemagne vient de déclarer la guerre aux Etats-Unis et l'hiver s'installe en Russie - l'agacent et l'incitent à en finir. Il monte dans l'un des avions mortels. Son second, Oderbruch, insiste pour l'accompagner et lui sauve la vie. en révélant le défaut de l'avion. Car le saboteur, c'est lui. Nous sommes au sommet dramatique du film : isolés dans leur hangar, tandis que les S.S. gardent le camp, les deux officiers, confrontent leurs options : Oderbruch, écoeuré par son propre pays, a choisi le sabotage non pas au profit de quelque puissance étrangère, uniquement pour l'honneur. Harras, lui, n'a pas su résister à l'offre des honneurs. Du moins résistera-t-il jusqu'au bout à toute compromission ; simulant la fuite, ce qui lui vaut une blessure, il reprend l'avion, décolle et pique, détruisant l'aérodrome, avec l'appareil en même temps qu'il se libère d'une situation intenable et sauve son ami en laissant peser sur lui l'accusation de sabotage.

Date de tournage :

  • 23/11/1954 - 25/01/1955

Générique

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 120