Une maison de redressement pas comme les autres : les détenus sont des nains ! Une après-midi, le directeur s'est absenté. Un des pensionnaires est enfermé « en pénitence » sous la surveillance d'un éducateur. Pendant ce temps, à l'extérieur, la révolte gronde, ordonnée comme une fête sauvage au cours de laquelle les objets et les animaux sont les victimes de cette rage destructive : l'un des « participants » déclare : « Nous sommes fatigués de ce cross-country contre le cochon qui est en nous. » Leur acharnement haineux et impitoyable les mène à arroser les fleurs à l'essence, à casser des oeufs, à torturer des poulets, à tuer une truie, à faire souffrir deux de leurs compagnons aveugles. Carnaval de colère où les rires sont des ricanements insoutenables et où la musique est remplacée par des cris de bêtes sauvages ! La crainte de la police ne parvient pas à ramener le calme. Une des dernières scènes du film : une parodie de procession au milieu du feu avec un singe porté en croix !
Ouvrage : Scénarios : Signes de vie, Les nains aussi ont commencé petits, Fata morgana, Aguirre ou la colère de Dieu [Scénario édité] / Herzog Werner. - Paris : Hachette, 1981
Périodique : Cinéma, n° 171, décembre 1972
Périodique : Ecran, n° 10, décembre 1972
Périodique : Films and Filming, n° 4, janvier 1973
Périodique : Jeune Cinéma, n° 81, septembre 1974
Périodique : Positif, n° 119, septembre 1970
Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 267, janvier 1973