Hanussen, voyant, charlatan, ou mage inspiré, voit sa popularité monter en flèche dans le public viennois des années d'avant la dernière guerre. Un procès retentissant qui se termine à son avantage le met en vedette, lui permettant de prétendre au music-hall à grand spectacle de la capitale du Troisième Reich dans laquelle une autre « vedette » a, elle aussi, envoûté toute une nation. Sa foudroyante réussite commerciale et l'atmosphère du « Gai Berlin » le grisent et l'inquiètent à la fois. Il refuse d'épouser sa fidèle partenaire, prétendant vivre seul une destinée privilégiée ou tragique. Cette décision entraîne le suicide de la jeune femme. Son étrangeté et la curiosité anxieuse du public valent à Hanussen des questions répétées sur les événements en cours ; il prédit un soir l'incendie du Reichtag et les premières flammes s'élèvent au moment précis de son délire. Ces révélations inquiètent l'entourage du Führer et celui-ci le fera surveiller. Un soir, à l'issue de la représentation où il a prophétisé pour sa patrie une fin prochaine dans le sang et le feu, il sera suivi et assassiné par la Gestapo.