Kazdy den odvahu
Film
Du courage pour chaque jour
Identité
Type d'oeuvre : Cinéma
Date de sortie en France :
- 09/01/1966
Description
Résumé
Yarda (Yaroslav) Lukas travaille dans une usine de métallurgie. Il a trente ans. (Son nom avait du poids dans le temps, car il était travailleur de choc et dirigeant de l'Union Tchécoslovaque de la jeunesse). Il est resté instructeur politique à l'usine, mais ça ne va plus. Ce militant agitateur n'a pas suivi l'évolution. (Il en est toujours à la période brillante des années 1948-1955). Brusquement, c'est la crise. Les jeunes ne le suivent plus. L'exaltation qui animait autrefois ses discours tombe à plat sur des auditoires qui pensent d'abord à prendre du « bon temps ». Une fille, Véra, est entrée dans sa vie, mais elle se demande si c'est bien de l'amour, cette espèce de frénésie de collégien qui s'amuse. Rien ne va plus. Véra a honte, surtout du fait que Yarda n'admet pas qu'il soit déphasé. On l'utilise au cours d'une fête locale pour tenir le haut de forme du prestidigitateur d'où sortent des lapins, c'est le bouquet. Le meneur des jeunes (qui fait des tours de cartes et joue lui aussi à l'escamoteur) entreprend de faire la cour à Véra. C'est dangereux, mais Véra aime Yarda pour tout ce qu'il représente. L'escamoteur, d'ailleurs a la sincérité de ne pas se prendre au sérieux. Il se tue accidentellement au cours de ces exercices stupides que les jeunes organisent pour se prouver leur valeur. Au cours d'une promenade, le drame qui couvait éclate entre Yarda et Véra. Quand elle pense que c'est pour ces gens-là que Yarda croit encore à son rôle de militant, elle est comme enragée : « Tu es un imbécile dégonflé. Tu n'es plus un être normal. Que veux-tu, au fond ? » Yarda est au creux de la vague. Que faire quand les gens ne suivent plus ? « En haut, ils ne sont pas assez parvenus ; en bas, ils ne sont pas contents ». Après la dispute, le jeune homme se saoule. Il fait du scandale. Il veut arracher le revolver du policier qui intervient et il crie en montrant les gens attablés : « Fusille ces salauds ! Tant qu'ils bouffent, ils se taisent ! » Il s'en va en rampant. « Sais-tu ce que tu me rappelles ? lui demande Véra. Une otarie. » « Oui, je sais, je suis une bête ». On revoit Lukas à l'usine et sur l'image où il épie de loin Véra, on entend ces paroles : « Qui, au fond de ses doutes, aperçoit une lueur d'espoir, celui-là ne dira sûrement pas : "J'ai perdu". » De l'espoir ? En reste-t-il encore ?
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 89
Consultation
Lieux de consultation du film et conditions d'accès :
- La Cinémathèque française (Bibliothèque) - Accès libre