Au centre de Berlin, dans un bar, Paul attend. A l'aéroport, Margoszata attend et se décide. Elle court rejoindre Paul. Il est architecte et surveille les travaux d'un édifice, c'est son dernier séjour à Berlin. Elle est photographe et polonaise, Paul l'aide à vendre ses photos en France. Il conserve l'argent pour le futur exil d'un ami emprisonné de Margoszata. Il a réservé leur chambre à l'hôtel mais elle n'a qu'une heure et elle doit tirer des photos. Paul l'accompagne. Dans la chambre noire elle lui crie son refus. Elle ne supporte plus cette relation, cette absence et leurs rencontres entre deux avions. Paul lui raconte le livre qu'il a acheté pour sa fille, « Les Voyages de Gulliver » de Jonathan Swift. Il parle de Laputa, cette île volante où tout semble suspendu, impossible, instable mais qui vit contre toute logique. Margoszata veut partir, Paul la retient. II veut vivre avec elle, elle ne veut pas quitter Varsovie ni qu'il y vienne. Elle décide de rester. Elle veut savoir ce qu'il pense, il ne sait pas le dire. Sur le toit de l'immeuble, ils trouvent un vélo. Enlacés, ils tournent au bord du vide. Elle part, il l'accompagne. Il promet de lui téléphoner tous les jours, de la rejoindre bientôt. A la frontière, ils se quittent. Paul appelle sa femme d'une cabine. Margoszata revient et reprend sa course vers son pays.