Sami Frey

Personnalité

Interprète, réalisateur, monteur : années 1950-2010

Nationalité :  France

Naissance :  13/10/1937 - France - Paris, Seine

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • Samy Frey
  • S. Frei

État civil :

  • Sami Frei

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Auteur secondaire

Biographie

Formation :

Peu après avoir quitté le lycée, Samy Frey suit des cours d'art dramatique auprès de René Simon.

Carrière :

Reconnu pour sa polyvalence et la finesse de son jeu, Sami Frey a traversé plus de six décennies de cinéma sans jamais s’enfermer dans un registre, s’illustrant aussi bien dans le drame, la comédie ou le film d’auteur, et laissant une empreinte indélébile dans des œuvres majeures comme Thérèse Desqueyroux, César et Rosalie ou En compagnie d’Antonin Artaud.
Lorsque le public découvre Sami Frey au cinéma dans La Vérité(1960) de Henri-Georges Clouzot, l'acteur jouit déjà d'une carrière prolifique au théâtre. Il avait auparavant tenu des petits rôles dans Pardonnez nos offenses (1956) de Robert Hossein, Jeux dangereux (1958) de Pierre Chenal, La nuit des traqués (1959) de Bernard-Roland et Pleins feux sur l'assassin (1960) de Georges Franju. Regard sombre, visage émacié, mèche de cheveux noirs, Sami Frey apparaît dans des rôles dramatiques de jeune premier romantique, notamment dans Thérèse Desqueyroux (1962) de Georges Franju. Afin de se déprendre de cette image, il enrichit son registre en acceptant des rôles plus comiques (L'appartement des filles, 1963, de Michel Deville), voire loufoques (Qui êtes-vous, Polly Magoo ?, 1965, de William Klein ; Les mariés de l'an II, 1970, de Jean-Paul Rappeneau), mais son talent s'exprime surtout dans des rôles sensibles. Dans Rak (1971) de Charles Belmont, il assiste sa mère condamnée par un cancer. Il campe un prétendant entraîné dans un triangle amoureux dans César et Rosalie (1972) de Claude Sautet et un père de famille qui établit le contact avec sa fille grâce à la vidéo dans La vie de famille (1984) de Jacques Doillon. En 1993, il incarne le poète Antonin Artaud dans En compagnie d'Antonin Artaud de Gérard Mordillat, puis apparaît dans La Fille de d’Artagnan (id.) de Bertrand Tavernier, où il campe Aramis. Dans les années suivantes, il prête sa voix à des narrations et tient des rôles secondaires, tout en continuant à être sollicité par des réalisateurs reconnus. L’année suivante, il joue dans L’Amour conjugal (1994) de Benoît Barbier, Les Menteurs (1995) d’Élie Chouraqui, Les Acteurs (1999) de Bertrand Blier, où il apparaît sous son propre nom, et La Repentie (2001) de Laetitia Masson. Il collabore avec Jérôme Salle pour Anthony Zimmer (2004), Marco Bellocchio avec Le Metteur en scène de mariages (2005), Werner Schroeter dans Nuit de chien (2008), et Steve Suissa avec Mensch (2009). Dans la décennie suivante, il apparaît dans Marguerite et Julien (2014) de Valérie Donzelli, où il incarne l’abbé de Hambye, et Numéro une (2016) de Tonie Marshall, dans le rôle d’Henri Blachey.

Filmographie

Courts métrages

Longs métrages

Acteur

Réalisation

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : 24 Images, n° 72, printemps 1994
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 7, février 1987
  • Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 402, février 1985
  • Périodique : Télérama, n° 1833, février 1985

Récompenses et nominations

  • 1993 - Meilleure interprétation masculine - Festival International du Film Francophone (Namur) - En compagnie d'Antonin Artaud - Obtenu

Collections liées