1922. Benito Mussolini commence à se lasser de la résistance qu'apportent les bédouins à la colonisation de la Tripolitaine. Une guérilla, dirigée de main de maître par un grand lettré, Omar Mukhtar, met en effet en déroute les troupes d'élite envoyées d'Italie. Pour mettre fin à cette situation, le Duce délègue sur place le général Graziani, réputé pour sa cruauté. En réponse à une escarmouche meurtrière, Graziani déclenche une opération terre brûlée qui réussit partiellement. N'y tenant plus, Graziani se décide à parquer les bédouins et c'est ainsi que les habitants du village d'Omar Mukhtar lui-même se retrouvent derrière les barbelés. Fort d'avoir gelé la résistance, Graziani envoie à Omar un émissaire, le colonel Diodiece, pour lui proposer la paix. Les négociations échouent du fait du général italien qui n'hésite pas à envoyer ses tanks anéantir Koufra. Riposte immédiate : Omar entraîne l'armée italienne dans un piège des plus redoutables. Rome s'impatientant de plus en plus, Graziani fait construire un mur de barbelés à travers le désert, privant les bédouins de ravitaillement et de mobilité. Poussé dans ses retranchements, le dernier carré des bédouins succombe face à une armée italienne revigorée. Omar est fait prisonnier et, devant son refus de coopérer, est pendu face au peuple bédouin à qui il avait rendu sa fierté.