Dans l'enceinte d'une prison de femmes, les jours s'écoulent dans la routine de la détention, coupés pour les détenues de projets d'avenir, de regrets du passé, de disputes sordides, de bagarres. La venue d'un convoi de prisonnières vient rompre la monotonie de cet enfer quotidien Parmi les nouvelles venues, Lina, innocente et naïve provinciale, est enfermée dans la cellule où la récidiviste Eglé exerce son autorité avec violence. Il apparaît vile aux anciennes que Lina a été dupée par le prétendu fiancé en qui elle veut malgré tout avoir confiance : l'homme s'est servi d'elle pour se procurer les clés d'une villa.. Emue devant tant d'innocence, Eglé entreprend d'éclairer la naïve soubrette, de la former à son image. Bientôt Lina consent à faire réclamer à son fiancé par une détenue libérée, la moitié de son butin. Peu à peu, sous l'influence d'Eglé, son esprit se modèle selon la morale pratique de la pègre. Aussi, le jour de sa libération se rend-elle docilement chez une ami d'Eglé qui va l'initier à la pratique de l'aventure nocturne Eglé, qu'une sévère condamnation maintient captive, ressent au départ de Lina une sourde jalousie. Elle réalise que ces jours passés sans joie ne seront compensés par rien. L'amitié qu'elle noue avec Marietta, une autre détenue, la distrait quelque temps. Mais Marietta, libérée à son tour, part vers la vie. L'agressive gaïté d'Eglé s'altère au fil des jours Un matin, mêlée au convoi des entrantes, parait Lina. Sans sanglot ni honte celle fois, dans une toilette tapageuse, avec des attitudes qui prouvent combien l'influence d' Eglé a été profitable , Lina se présente à Eglé. Devant cette jeune prostituée qu'elle a formée et qui ressemble à celle qu'elle a dû être jadis, Eglé se révolte, veut se libérer de l'image obsédante, cric et implore la Providence. On l'entraîne, hurlante, vers le cachot disciplinaire.