Renato Castellani

Personnalité

Réalisateur, scénariste : années 1930-1980

Nationalité :  Italie

Naissance :  04/09/1913 - Finale Ligure, Italie

Décès :  28/12/1985 - Rome, Latium, Italie

Identité

Genre : homme

Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Scénariste, Adaptateur, Auteur de l'idée originale, Collaborateur, Auteur

Biographie

Formation :

Après des études d'architecture à Milan, Renato Castellani s'oriente vers la critique de cinéma. Parallèlement, il écrit et dirige des programmes radiophoniques. En 1938, il est coscénariste de L'orologio a cucu de Camillo Mastrocinque.

Carrière :

Entre 1938 et 1941, Renato Castellani mène une activité d'assistant et de scénariste et signe (ou cosigne) des oeuvres comme I grandi Magazzini (1939) de Mario Camerini ou la Couronne de fer (1941) d'Alessandro Blasetti. En 1941, il réalise son premier film, Un coup de pistolet , inspiré d'une nouvelle de Pouchkine qu'il adapte lui-même. Son deuxième film, Zaza (1942), confirme l'attention qu'il porte à l'image et aux décors. Son goût pour le formalisme le place parmi les "calligraphes" (Mario Soldati, Alberto Lattuada, Luigi Chiarini) et le distingue du cinéma de la fin du fascisme. Après deux oeuvres mineures, cet esthète interprète le néoréalisme d'une façon très personnelle avec trois films : Sous le soleil de Rome (1948), Printemps (1949) et Deux sous d'espoir (1952). Son souci de réalisme, qui s'exprime par une prédilection pour des acteurs non professionnels, est cependant plus descriptif qu'engagé. Alors que certains de ses contemporains se livrent à un examen déchirant de la société, Renato Castellani évoque la condition des couches populaires avec un optimisme bon enfant. Il réalise ensuite Roméo et Juliette (1954), une véritable comédie "à l'italienne" plongée dans l'Italie du Quattrocento, dont la réussite plastique rappelle l'approche esthétisante de ses débuts. C'est sans doute sa dernière oeuvre originale. Les films suivants, qui tentent parfois de prolonger le néoréalisme (I sogni nel cassetto , 1957), sont moins convaincants.

Autres activités :

Dans les années 1970, Renato Castellani se consacre à la télévision. Son Léonard de Vinci (1971) jouit d'une certaine réputation.

Filmographie

Longs métrages

Auteur de l'idée originale

Adaptateur

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Le cinéma italien, T.2 Entretiens avec Gianni Amelio, Franco Brusati, Renato Castellani, Damiano Damiani, Federico Fellini, Alberto Lattuada, Marco Leto ... [Biographie] / Jean A. Gili . Paris : UGE,
  • Ouvrage : Quattro soggetti : Un colpo di pistola E' primavera. Due soldi di speranza. Vita di Leonardo / Renato Castellani. - Roma : Ente dello spettacolo, 1983
  • Ouvrage : Renato Castellani / Sergio Trasatti. - Firenze : La nuova italia, 1984
  • Périodique : Bianco e Nero, vol.42, n° 2, avril-juin 1986. P. Pintus, "Renato Castellani viaggiatore instancabile"
  • Périodique : Bianco e Nero, vol.45 n°1, janvier-mars 1984. S. Frosali, " Renato Castellani: regista inattuale?"
  • Périodique : Castoro Cinema, Il, n°109, 1984. Sergio Trasatti, "Renato Castellani"
  • Périodique : EPD Film, vol. 3, n°1, janvier 1986, "Renato Castellani. 4.9.1913 - 28.12.1985"
  • Périodique : Film a Doba, vol.19, n° 11, novembre 1983. Ljubomír Oliva, "Cesta Renata Castellaniho"
  • Périodique : Image et Son - La Revue du Cinema, n° 64, juin 1953. Monique Schimel," Renato Castellani, neo-realiste italien"
  • Périodique : Positif, n° 298, décembre 1985. Jean-A. Gili, "Renato Castellani (Sergio Trasatti)"
  • Périodique : Segnocinema, vol. 6, n°23, mai 1986. A. Pesce, "Segnocinema"
  • Périodique : Variety, vol.321, n°10, janvier 1986, Untitled
  • Site Internet : Kataweb cinema

Récompenses et nominations

  • 1954 - Meilleur réalisateur - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Romeo e Giulietta - Obtenu