Karen, Lithuanienne internée dans un camp de personnes déplacées en Italie, s'éprend d'un soldat. Grâce au mariage qui se célèbre peu après, Karen peut redevenir une femme libre. Dans l'île de Stromboli où Antonio est pêcheur, Karen est déçue. Cette vie rustique et monotone parmi les siens qui la considèrent comme une étrangère, la fait souffrir. Tout la sépare de ceux qui l'entourent et même de son mari, depuis la langue qu'ils parlent jusqu'à la vie qu'ils mènent. Elle se confie au curé de l'île qui comprend l'Anglais. Mais elle se fait singulièrement insistante. Dignement, le curé la repousse. Elle s'enfuit avec l'aide d'un gardien de phare. Elle part au risque de sa vie car elle doit côtoyer le volcan en flammes. A moitié asphyxiée, elle s'endort. Au matin, elle a une sorte de révélation : celle du mystère de Dieu et de la grandeur des choses. Elle accepte ce monde et l'enfant qu'elle porte.
Genre :
Fiction
Genre(s) précis :
Lieu(x) de tournage :
îles éoliennes, Fara in Sabina
Note sur le lieu de tournage :
Stromboli
Note sur le lieu de tournage :
Farfa
Date de tournage :
04/04/1949
- 02/08/1949
Laboratoire :
Tecnostampa (Rome)
Note générale
Il existe plusieurs versions de ce film et deux négatifs différents. Roberto Rossellini monte hâtivement le film pour l’envoyer à la RKO aux Etats-Unis, où il sera remonté et distribué dans une version courte d’1h21 non approuvée par Rossellini. En Europe, le film sera distribué dans son montage initial d’1h47, fait à partir de prises de vues alternatives constituant un second négatif détenu par Rossellini, qui deviendra la version de référence internationale du film avec un style de générique très semblable à celui de la version américaine, la RKO étant également distributeur du film en Europe. Cependant, Rossellini insatisfait de ce premier montage, en fera une autre version d’1h40 environ pour la seule distribution italienne. Cette dernière a été restaurée en 2012 par la Cineteca di Bologna.