Roberto Rossellini

Personnalité

Réalisateur, scénariste, producteur... : années 1930-1970

Nationalité :  Italie

Naissance :  08/05/1906 - Italie - Rome, Latium

Décès :  03/06/1977 - Italie - Rome, Latium

Identité

Genre : homme

Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Superviseur de la réalisation, Collaborateur à la réalisation, Acteur, Intervenant, Scénariste, Adaptateur, Collaborateur au scénario, Dialoguiste, Auteur de l'histoire, Auteur de l'œuvre originale, Producteur, Conseiller artistique, Monteur, Auteur, Préfacier, postfacier, Fondateur, Auteur secondaire, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Roberto Rossellini commence très tôt à aller au cinéma. Son père, un homme d'affaires, a fait construire le cinéma Corso, premier cinéma moderne de Rome. A la mort de celui-ci, en 1932, Roberto commence à travailler pour subvenir aux besoins de sa famille. Il est bruiteur, puis scénariste. Il est ensuite monteur, puis doubleur, avant de réaliser des courts métrages sur des animaux : Daphne (1936), Prélude à l'après-midi d'un faune (1938).

Carrière :

En 1940, Roberto Rossellini réalise son premier long métrage, Le Navire blanc , alors qu'il était parti à Torente pour tourner un documentaire sur un navire de guerre. Le film remporte " la coupe du parti fasciste " à la biennale de Venise en 1941. Les réalisations suivantes (Un pilota ritorna , 1941 ; L'Uomo della croce , 1943) confirment son engagement aux côtés de la propagande fasciste. A la chute du régime mussolinien, Rossellini réalise Rome, ville ouverte (1945), un des films phares du néoréalisme italien. Tourné avec des acteurs inconnus et sans décors, dans une Rome exsangue, le film remporte un vif succès mondial. Il est primé au Festival de Cannes en 1946. Rossellini enchaîne avec Paisà (1946), film à sketches illustrant la tragédie que l'Italie a traversée pendant la guerre. La force du film tient dans son objectivité documentaire, sa description crue de la réalité, sans lyrisme ni pathos. Rossellini s'impose comme l'un des maîtres du néoréalisme. En 1947, il tourne Allemagne, année zéro , une description acerbe de la décomposition de la société allemande après la chute du nazisme, à travers le suicide d'un enfant parricide. La rencontre avec l'actrice Ingrid Bergman marque le début d'une nouvelle période dans la carrière de Rossellini. Les films dans lesquels il fait jouer sa compagne s'inspirent de sa propre vie. Ils revêtent un caractère intimiste et quasi autobiographique. Stromboli (1949) coïncide avec la grossesse d'Ingrid Bergman, tandis que Voyage en Italie (1953) est une radiographie d'un couple en crise qui, au contact d'une procession, se retrouve. La Peur (1954) préfigure leur séparation. Le cinéma de Rossellini tâtonne par la suite. Le cinéaste part puiser son inspiration en Inde et tourne en 1958 India , documentaire dans lequel il pose un regard poétique sur ce pays lointain. Avec Le Général della Rovere (1959), couronné par le Lion d'Or à la Mostra de Venise, Rossellini revient au néoréalisme. Vanina Vanini (1961), adapté de Stendhal, est une chronique historique qui décrit la Rome pontificale. Les dernières productions cinématographiques de Rossellini sont peu suivies par le public et la critique. Après l'échec de Anima nera (1962), le réalisateur abandonne le cinéma et se tourne vers la télévision. En 1975, il signe un ultime long métrage : Le Messie .

Autres activités :

A la télévision, Rossellini puise son inspiration dans l'Histoire. Celle des hommes, dont la psychologie reste la même, malgré le progrès de la culture qui transforme la civilisation. Il s'intéresse aux éléments humains qui ont toujours existé : la folie, la sagesse, le courage et la peur. Le cinéaste réalise notamment La Prise du pouvoir par Louis XIV (1967), Blaise Pascal (1972), et Descartes (1974).

Filmographie

Longs métrages

Assistant réalisateur

Collaborateur au scénario

Adaptateur

Auteur de l'histoire

Collaborateur à la réalisation

Superviseur de la réalisation

Auteur de l'œuvre originale

Acteur

Dialoguiste

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Fragments d'une autobiographie / Roberto Rossellini.- Paris : Ramsay, 1987
  • Ouvrage : I film di Roberto Rossellini / Stefano Masi.- Roma : Gremese, 1987
  • Ouvrage : Le cinéma révélé / Roberto Rossellini.- Paris : Flammarion, 1988
  • Ouvrage : Roberto Rossellini / Fernaldo Di Giammatteo.- Firenze : La Nuova Italia, 1990
  • Ouvrage : Roberto Rossellini / Mario Verdone.- Paris : Ed. Seghers, 1963
  • Ouvrage : Roberto Rossellini : con 50 illustrazioni / Gianni Rondolino.- [Torino] : UTET, 1989
  • Ouvrage : Roberto Rossellini et la Seconde Guerre Mondiale : un cinéaste entre propagande et réalisme / Enrique Seknadje-Askénazi.- Paris : L'Harmattan, 2000
  • Ouvrage : Roberto Rossellini.- Rome : Ente Autonomo Gestione Cinema, 1990
  • Périodique : Avant-Scène Cinéma (L'), n° 222, février 1979
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 389, novembre 1986. Jean-Claude Biette : "On a cours d'histoire chez Rossellini"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 395-396, mai 1987. Roberto Rossellini : "La société du spectacle"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 410, juillet-août 1988
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 427, janvier 1990. Jean Douchet : "Rossellini ou l'évidence"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 556, avril 2001
  • Périodique : Cinema Sessanta, n° 95, janvier/février 1974
  • Périodique : Cinéma, n° 231, mars 1978
  • Périodique : Film History, vol. 2, n° 1, hiver 1988
  • Périodique : Image et Son / Ecran, n° 371, avril 1982
  • Site Internet : Analyse cinématographique et néoréalisme chez Rossellini

Récompenses et nominations

  • 1948 - Meilleur réalisateur - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Paisa - Obtenu

Liens familiaux

Marié(e) à :

Frère/Sœur de :

Collections liées