En cette année de fascisme ordinaire, 1937, Païenne vit mal la corruption et les manipulations du Parti rendent la vie des habitants difficilement supportable. Elles touchent de plein fouet un des petits cadres du syndical fasciste des travailleurs. Tommaso Scalia est licencié pour un détournement mineur. Scalia, ulcéré, retrouve un matin le chemin de son bureau et de sang froid assassine son supérieur qui l'a remplacé, et sa femme. Un procès sans surprise s'engage, la peine de mort est automatique pour les meurtriers, mais un juge courageux se permet d'avoir des états d'âme et de remettre en question la peine capitale. Il s'acharne à justifier l'accusé mais celui-ci, récusant sa démarche, c'est en pleine conscience et liberté qu'il détourne le procès et fait celui de la peine capitale. Il est alors rejoint par un juré, homme de la campagne de gros bon sens. Tout deux parviennent à convaincre le jury et obtiennent que le condamné subisse une peine de substitution. Les pressions les plus fortes vont alors s'exercer. Le juge retors est déplacé dans une petite bourgade et, en appel, Scalia est condamné à la peine capitale. Il est exécuté selon la loi et. son attente.