Gianni Amelio
Personnalité
Réalisateur, scénariste... : années 1960-2020
Nationalité : Italie
Naissance : 20/01/1944 - Italie - San Pietro di Magisano, province de Catanzaro
Identité
Genre : homme
Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Scénariste, Auteur
Biographie
Formation :
D'abord critique, Gianni Amelio devient assistant de réalisation et travaille notamment pour Vittorio De Sica et Liliana Cavani. En 1970, il se lance dans la réalisation, essentiellement pour la télévision.Carrière :
Figure du cinéma italien contemporain, Gianni Amelio - Lion d'Or à Venise pour Mon frère en 1998 - est un réalisateur engagé dont l'œuvre, ancrée dans le néo-réalisme, explore avec sensibilité les thèmes de la famille, de l'identité et de la justice sociale.En 1982, Gianni Amelio réalise son premier film pour le cinéma : Droit au cœur. Il faut attendre 1988 pour voir sortir sa deuxième production cinématographique, Les garçons de la rue Panisperna, un film sur les jeunes physiciens italiens qui expérimentèrent l'énergie atomique à Rome dès les années 1930. Mais c'est avec ses deux films suivants, Portes ouvertes (1990) et Les enfants volés (1991) - qui remportent de nombreux prix - , qu'il s'impose auprès du grand public. Gianni Amelio développe ici les thèmes qu'il avait réservés à ses produits télévisés. Dans Portes ouvertes, on retrouve à travers l'évocation d'un juge confronté à la peine de mort et au fascisme la même démarche humaniste que dans La cité du soleil (1973) : Gianni Amelio y mène une réflexion sur le sens de l'Histoire, de la justice, de l'honneur et de la vérité. Dans Les enfants volés, il reprend les thèmes de la misère, de l'enfance, de la délinquance et du sud, abordés dans La fin du jeu (1971). Ses productions cinématographiques diffèrent fondamentalement de ses travaux pour la télévision. Elles sont plus directes, ancrées dans la réalité immédiate, la dramaturgie se rapproche du néo-réalisme. En 1994, Lamerica est salué dans de nombreux festivals. A travers l'histoire de deux Italiens partis à la conquête du Nouveau Monde après la chute du communisme en Albanie en 1991, Gianni Amelio s'interroge sur les rapports entre l'Occident et le reste du monde. Dans Cosi ridevano (Mon frère, 1998), l'histoire de deux frères au long d'une vingtaine d'années, il utilise toutes les figures de la soustraction et de l'effacement (ellipses, hors-champ) pour exprimer les tiraillements fraternels intimistes. En 2004, Amelio poursuit son exploration des relations familiales avec Les Clefs de la maison (2003), un drame poignant sur un père et son fils handicapé. Deux ans plus tard, il réalise L'Étoile imaginaire (2005), une œuvre qui l'emmène en Chine pour aborder les thèmes de la mondialisation et du choc des cultures. En 2010, il adapte l'œuvre inachevée d'Albert Camus avec Le Premier Homme, un film qui renoue avec ses racines méditerranéennes et ses questionnements sur l'identité. L'Intrepido (2013) marque un tournant dans sa filmographie, offrant une comédie douce-amère sur le monde du travail précaire en Italie. Amelio revient à des sujets plus intimes avec La Tenerezza (2017), une exploration subtile des relations familiales dans l'Italie contemporaine. En 2018, il réalise Hammamet, un portrait nuancé de l'homme politique italien Bettino Craxi durant ses dernières années d'exil en Tunisie. Avec Il Signore delle formiche (2022), Gianni Amelio aborde le thème de l'homophobie dans l'Italie des années 1960, confirmant son statut de cinéaste engagé et sensible aux questions sociales. Réalisé en 2024, Campo di battaglia retrace l’histoire de deux médecins militaires italiens pendant la Première Guerre mondiale, opposés politiquement mais amoureux de la même femme.