Fils d'usuriers juifs, Harold Abrahams s'installe à Cambridge en 1919. Remarquable à la course à pied, il relève aussitôt le défi de l'Université, faire le tour de la cour durant que sonnent les douze coups de midi. Et il gagne. Harold court pour faire accepter ses origines. En Ecosse, Eric Liddell, lui, a déjà une réputation établie. Comme prédicateur - fils de missionnaire, il se destine, lui aussi, à l'évangélisation - et comme coureur à pied. Et il pratique le sport pour vaincre au nom de la foi. Pendant quelques années, Harold et Eric ne connaissent leurs performances que par la presse interposée. Leur rencontre, en effet, n'a lieu qu'en 1923, à Londres. Eric gagne. Déçu, Harold cherche secours auprès de Sybil, une artiste dont il est épris. Peu après, il prend un entraîneur, Sam Mussabini. Ce qui lui vaut de nouvelles attaques à Cambridge où on l'accuse d'enfreindre les règles de l'amateurisme. Mais Harold tient bon. Et les deux hommes sont sélectionnés aux Jeux Olympiques de 1924, à Paris. Se pose alors un problème pour Eric : comme les courses éliminatoires ont lieu un dimanche, il n'est pas question pour lui d'y participer. Pas de sport le jour du Seigneur. Après bien des tergiversations, il est alors décidé qu'il disputera le 400 m au lieu du 100 m. Plus tard, c'est Harold qui gagne la médaille d'or du 100 m. Et Eric celle du 400 m. Mussabini est profondément ému de « sa » victoire. Au retour à Londres, Sybil est là qui accueille Harold tandis qu'Eric, au cours d'un office qui précède de quelques années son départ pour la Chine, célèbre la gloire de Dieu.