Une mère qui meurt. Et voilà que se rassemblent, autour de Donato, le père, en ce village pauvre du Mezzogiorno, les trois frères séparés. Rafaele, le juge, arrive le premier mais a du mal à se défaire de ses angoisses. Puis survient Nicolas et sa fille. Ouvrier au chômage, il est séduit par les thèses des terroristes, même s'il en critique les méthodes. Il vient de quitter sa femme qui l'a trompé, alors que cette pratique était, chez lui, monnaie courante. Enfin, Rocco, éducateur un peu Spartiate qui rêve d'une purification de l'Italie, vient compléter la famille. Lui est célibataire. Nicolas qui aimerait bien revivre avec sa femme - du moins le rêve-t-il - descend au village pour retrouver Rosaria, un de ses anciens flirts dont il connaît la solitude présente. Mais au moment où elle va se livrer à lui il préfère partir. Pendant ce temps, Rafaele voit sa propre mort au cours d'un cauchemar : assassiné dans un autobus par les Brigades Rouges. Dans la pièce à côté, Donato, lui, se revoie lors de son mariage avec celle qui vient de mourir, quand, en cariole, il lui a, pour la première fois, montré la mer, Rocco n'est pas de reste puisqu'après avoir séparé Rafaele et Nicolas qui se disputaient, il sombre dans les bras de Morphée et se voit tel celui qui d'un coup de baguette magique fera disparaître tout le Mal de l'Italie (drogue, terrorisme.). A l'aube, le cortège funéraire emmène au cimetière la mère des trois frères tandis que reste dans la bâtisse Donato et la fille de Nicolas.