En Italie, en 1915. Au château des Alberti se trouvent la veuve du comte et son fils aîné Enrico, jeune homme légèrement infirme, qui paraît manifester sa sympathie pour les Autrichiens qui occupent le pays et le dominent. Le deuxième fils, Franco, pianiste de talent, donne des concerts dans les principales villes où il peut en même temps maintenir le contact avec les irrédentistes dont il est l'un des chefs. Il a pour collaboratrice dévouée la cantatrice polonaise Elisabeth qui est sa maîtresse. Au cours d'une visite au château familial, il s'éprend d'Anne, nièce et pupille d'un lieutenant autrichien, hôte de son frère Enrico et, malgré le dépit de ce dernier, qui était amoureux de la jeune fille, il l'épouse. Elisabeth et Enrico, délaissés, travaillent ensemble dans les services secrets. Lors de l'entrée en guerre de l'Italie, Franco s'engage dans l'armée qui lutte contre les Autrichiens. Blessé et fait prisonnier, il se trouve en présence d'Anne qui, ne l'ayant plus revu depuis des années, lui apprend qu'il a un fils. Elle l'élève toute seule, ne voulant recevoir aucun secours d'Enrico. Il s'évade mais, dénoncé par Enrico, il va être passé par les armes lorsque Elisabeth, qui a du remords, le sauve « in extremis ». On apprend alors qu'Enrico jouait le double jeu et qu'il était un grand patriote. C'est lui qui mourra à la place de Franco.