Lucia Bosè
Interprète : années 1950-2010
Nationalité : Italie
Naissance : 28/01/1931 - Milan, Italie
Décès : 23/03/2020 - Brieva, Castille-et-León, Espagne
Personnalité
Identité
Genre : femme
Fonctions : Acteur
Biographie
Formation :
Fille de paysans, Lucia Bose doit gagner sa vie dès l'âge de douze ans. En 1947, son élection au titre de Miss Italie lui ouvre les portes du cinéma.Carrière :
Miss Italie 1947 devenue muse d'Antonioni et de Fellini, Lucia Bose incarne une élégance tragique au service d'un cinéma d'auteur européen, marqué par des rôles de femmes complexes et intemporels.
En 1950, après un premier bon film en vedette (Pâques sanglantes de Giuseppe De Santis), Lucia Bose s'impose dans Chronique d'un amour de Michelangelo Antonioni. Distinguée et remarquable comédienne au physique de diva, elle est à l'aise dans des rôles à la psychologie subtile. Dans les années 1950, elle tourne une quinzaine de films de valeur inégale, les meilleurs étant Onze heures sonnaient (1952) de Giuseppe De Santis, la Dame sans camélias (1953) de Michelangelo Antonioni, et Mort d'un cycliste (1955) de Juan Antonio Bardem, tourné en Espagne. Son mariage la tient longtemps éloignée des écrans, sur lesquels elle revient avec notamment Satyricon (1969) de Federico Fellini, dans lequel elle prête ses traits vieillis à un rôle de matrone. Depuis, elle voue son talent et sa beauté à la défense du cinéma d'auteur. Elle joue, souvent en vedette invitée, dans des films de Marguerite Duras, de Mauro Bolognini, de Daniel Schmid, de Francesco Rosi ou des frères Taviani. À partir des années 1970, Lucia Bose consolide cette seconde carrière en choisissant des œuvres exigeantes, souvent portées par une atmosphère onirique ou une tension psychologique. Elle incarne une Viola mélancolique dans Metello (1969) de Mauro Bolognini, puis une énigmatique Isabelle dans Nathalie Granger (1972) de Marguerite Duras, aux côtés de Jeanne Moreau et Gérard Depardieu. La même année, elle prête son visage spectral à la sorcière d'Arcana (1971) de Giulio Questi, film d'épouvante métaphysique qui deviendra un objet culte. Elle retrouve Bolognini pour Vertiges (1975), puis Daniel Schmid pour Violanta (1977), adaptation d'une nouvelle de Conrad Ferdinand Meyer où elle campe une aristocrate tourmentée. Dans les décennies suivantes, elle apparaît avec une régularité mesurée, privilégiant les collaborations avec des auteurs confirmés. On la remarque dans Chronique d'une mort annoncée (1986) de Francesco Rosi, d'après García Márquez, où elle compose une Placida Linero à la dignité tragique. Elle tourne également sous la direction de Ferzan Özpetek dans Le Dernier harem (1998), puis de Roberto Faenza dans I Viceré (2007), fresque historique sur le déclin de l'aristocratie sicilienne.