Lo Scopone scientifico

Film

L' Argent de la vieille

Luigi Comencini

Année de production :  1972

Pays de production : Italie

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 1972

Date de sortie en France :

  • 30/11/1977

Numéro RCA / VISA : 47205

Classification :

  • Tous publics - 03/11/1977

Langue : Dialogue : Italien

Société(s) de production :

Description

Résumé

La vieille est de retour ! Cette année, Peppino, le chiffonnier, et Antonia, sa femme, sont sûrs de la plumer au scopone , ce jeu de cartes auquel elle s'obstine à jouer... avec succès ! Portés par toute la haine qu'un bidonville voue à la vieille , Peppino et Antonia entament leur première partie : comme chaque fois, l'Américaine leur prête le million de lires qu'ils s'empressent de perdre, par la faute de Peppino. Consternation. La seconde partie se termine plus mal encore : le couple s'endette de 30 000 lires qu'il a bien du mal à trouver. La vieille provoque une troisième partie. La joie éclate dans le bidonville tandis que la vieille , écumant de rage devant George, son chauffeur, son partenaire et ancien amant, se voit délestée de sept millions de lires. .. A peine remise d'une attaque, elle exige une revanche : 14, 28, 56, 112, 224 millions de lires s'envolent... Exsangue, la vieille résiste aux crises cardiaques, aux médecins, aux prêtres, elle joue, joue encore. Fatigué, Peppino commet une maladresse et perd : Antonia décide de remplacer son malchanceux de mari par son soupirant, Richetto le Veinard. En vain. La vieille gagne encore. Un dernier coup de cartes et les trois cent mille lires que devait Antonia passent dans la poche de l'Américaine qui quitte Rome en compagne de George. C'est alors que Cleopatra, la fille boiteuse et toujours triste du couple ruiné, offre à l' ennemie une galette. Et, dans la galette, il y a du poison...

Genre : Fiction

Genre(s) précis :

Note générale

CNC : DON

Site d'origine : CF

Générique

Réalisation :

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 116

Métrage d'origine : 3110

Couleur/NB : Couleur (Eastmancolor)

Sonore/muet : Sonore

Format d'origine : 35 mm

Dans la presse

Citations

L’Aurore
« Luigi Comencini nous donne sa vision personnelle des rapports riches-pauvres, sans parti pris politique, mais avec un sens psychologique aigu (...). Tout cela est brillamment enlevé sur le ton de la comédie. Dans le rôle de la milliardaire, Bette Davis fait une composition magistrale, dans celui de son secrétaire-amant, Joseph Cotten est pathétique. Mangano et Sordi sont comme de coutume excellents de drôlerie. Voilà donc un film d’auteur qui s’embarque pour une belle carrière commerciale ».
[S.N.], 17/11/1976
 
L’Aurore
« Il y a dans cette production un quatuor dirigé par Luigi Comencini qui y interprète une partition du plus haut comique (...). Luigi Comencini, sur une trame à la fois drôle et sordide, brosse un tableau d’une grande justesse sur la faune des bidonvilles italiens ».
Claude Garson, 05/12/1977
 
Le Canard Enchaîné
« Donner à l’écran une image tragi-comique de la misère est délicat (...). Le réalisateur Luigi Comencini y parvient ici avec un humour généreux et subversif (...). Veinards ou non aux cartes, les uns et les autres ont un jeu remarquable. C’est aussi grâce à eux que le film, d’une drôlerie souvent impitoyable, gagne la partie ».
Jean-Paul Grousset, 07/12/1977
 
Charlie Hebdo
« Une très grande comédie italienne et qui pourrait bien être le film que vous devez aller voir si vous n’allez au cinéma qu’une fois par an ».
[S.N.], 02/12/1977
 
La Croix 
« Le film fait mouche. Braillard, misérable et gentil ici (le bidonville), froid, méchant, intraitable là, mélangeant les deux univers (...), cet Argent de la vieille est une œuvre majeure dans tous les sens du terme, raisonnement juste et facture parfaite, révolutionnaire comme les Italiens savent l’être, sans didactisme, le cœur en carambouille et la vie au poing. Les comédiens s’ébrouent, souverains, dans ce cirque familier, croquant la silhouette vraie et la gueule inoubliable ».
Henry Rabine, 10/12/1977
 
Les Echos
« Luigi Comencini ne se contente pas de raconter une histoire pour faire rire – le rire, ici aussi, est d’ailleurs extrêmement grinçant. A travers l’interminable partie de cartes des pauvres contre la riche, c’est une allégorie mordante sur le pouvoir, la lutte des classes, la toute-puissance de l’argent qu’il brosse à grands traits, avec du vitriol ».
Annie Coppermann, 02/12/1977
 
L’Education
« L’Argent de la vieille est une fable politique et sociale infiniment plus riche que cette leçon (...). Surtout, c’est une fable sans aucun dogmatisme : la vérité et la chaleur humaine, le sens documentaire, le pittoresque ému, l’émotion aux bords de l’indignation, la tendresse lucide pour les miséreux, bref, tout ce qui fait la maîtrise du cinéma italien – y compris un humour entre le rose et le noir – plaident la cause que défend Comencini beaucoup mieux que tous les discours du monde ».
Etienne Fuzellier, 12/01/1978
 
Europe
« Le ton de Lo Scopone scientifico est dans la meilleure veine de la comédie italienne. Une comédie astucieuse et succulente qui a la simplicité de l’évidence et la parfaite facture d’une fable. Sous son apparence débonnaire, cette fable est féroce (...). Traité sur le mode d’une farce ludique, le propos on le voit est sérieux, servi de surcroit par d’excellents acteurs : les oppositions de caractère ajoutent du piment aux personnages et à leurs antagonismes. Pour rigoureuse qu’elle soit, la démonstration politique est sous-jacente et jamais ne schématise : elle a le mérite de s’inscrire tout naturellement dans une action conduite avec entrain et sûreté ».
Michel Capdenac, 01/03/1978
 
Famille Chrétienne
« Dans la grande tradition de la comédie italienne, Comencini réussit un film d’une ironie cocasse et parfois émouvante ».
François Duprat, 10/02/1978
 
Le Figaro
« C’est un film plein de drôlerie et de compassion, qui n’a que deux défauts : le premier est d’être trop long et un peu insistant ; le second d’être basé sur un jeu de cartes qui donne son titre au film, mais qui est inconnu en France, du moins à ma connaissance. Mais qu’importe ? L’essentiel n’est pas là. Il est dans l’affrontement entre le monde des riches (...) et celui des pauvres ».
Michel Mohrt, 17/11/1976
 
Le Figaro
« Il serait vain de chercher dans cette comédie un message politique. C’est par la poésie et non par la polémique que mon film peut prétendre au rang d’œuvre d’art. En tout cas, j’ai réalisé un rêve de mon adolescence en faisant appel à Bette Davis. Joseph Cotten m’en veut un peu. Il me demandait avec ironie durant les parties de cartes si les épaules étaient photogéniques, étant donné que j’avais tendance à cadrer d’abord sur Bette Davis et ses merveilleux adversaires ».
Luigi Comencini, propos recueillis par Pierre Montaigne, 28/11/1977
 
Le Figaroscope
« Dans cette œuvre formidable, c’est le rôle que Luigi Comencini a réussi à assigner au spectateur qui est hilarant : celui-ci est totalement pris par le jeu et le film devient interactif. Et quand il y a sur l’écran Bette Davis, Alberto Sordi, Silvana Mangano et Joseph Cotten, on a un carré d’as ».
Françoise Maupin, 20/10/1993
 
France Soir
« Ce n’est donc pas le match répétitif qui fait le véritable intérêt de ce film démonstratif mais l’opposition des deux milieux dont les traits sont volontairement grossis (...). Comme toujours dans le cinéma italien, ce film pessimiste est souvent d’une grande drôlerie. Il laisse pourtant un souvenir amer ».
Robert Chazal, 02/12/1977
 
France Catholique
« L’Argent de la vieille, l’un des meilleurs films de Comencini avec Les Aventures de Pinocchio, restera un monument de drôlerie et de férocité, génialement interprété. Mais il faut s’attendre à voir la critique délirer sur la portée politique du film, alors que cette œuvre a sans doute moins pour ambition d’apporter analyse sociale et réflexion politique que de présenter de façon très réaliste des rapports de force, faussés d’un côté comme de l’autre par une fantastique inégalité de répartition des richesses ».
P. Dalby, 02/12/1977
 
France Nouvelle
« Toute la dialectique de cette confrontation des forces sociales se manifeste, s’expose, saisie par Comencini avec une acuité, une densité, une concision qui tiennent de l’analyse clinique d’un phénomène. La perfection de l’interprétation y a certes ses mérites mais le trait dominant est certainement dans cette sécheresse, nuancée de notations dans le détail, cette rigueur d’écriture. Là aussi, le contraste est total ».
Albert Cervoni, 28/11/1977
 
L’Humanité Dimanche
« La parabole de Luigi Comencini est évidente. Ce n’est pas en jouant aux cartes avec les riches que les pauvres peuvent gagner (...). Derrière la fable, on peut dénicher une allusion directe à la société capitaliste qui nous gouverne et nous impose sa loi. Ce n’est pas non plus par hasard que Comencini place sa farce chez les sous-développés (...). Il y a des fables cinématographiques qui, pour être tragi-comiques, ouvrent toutes les portes à la réflexion ».
Samuel Lachize, 14/12/1977
 
L’Humanité
« Reprenant cette histoire atroce, mais banale, Luigi Comencini parvient à la sublimer, dans une sorte de comédie tragique dont les symboles politiques sont évidents (...). Alberto Sordi, Silvana Mangano, Bette Davis, Joseph Cotten incarnent les héros de ce film, peut-être le meilleur de Comencini. Mais sait-on quel est ou sera le meilleur film d’un tel auteur ».
Samuel Lachize, 07/12/1977
 
J’Informe
« Il y a du Georges Bataille dans cette parabole diabolique. L’Argent de la vieille est un chef d’œuvre où l’humour féroce, la noire amertume n’excluent pas la lucidité troublante et glacée. C’est une fable éblouissante, poétique, politique et métaphysique. Au spectateur maintenant de trouver d’autres lectures et de se prendre au jeu de ce sujet en or ».
Jean Collet, 02/12/1977
 
Le Journal du Dimanche
« Sur ce sujet ardu, périlleux, aux confins du mauvais goût, menacé par les schématismes idéologiques et la simplicité manichéenne de la contestation, Comencini élabore un film dont la drôlerie ne se dément jamais, dont la verve constante entraîne sans cesse notre adhésion. Le message de critique sociale est certes présent. Mais il n’est jamais envahissant ni même explicite. C’est cette présence naturelle qui constitue la vraie force du cinéma italien ».
Pierre Billard, 04/12/1977
 
Le Journal Rhône-Alpes
« Le cinéma italien a le génie de ne jamais apparaître didactique ou ennuyeux, de serrer de près la comédie très éloquente sans jamais oublier d’être clair. Ici encore les personnages et leurs caractères existent pleinement, même si leur passage à l’écran est bref (...). Il faut voir cette œuvre puissante et spectaculaire à force de talents. Sous la maîtrise de Comencini, Silvana Mangano, Bette Davis, Alberto Sordi, Joseph Cotten et ceux qui les entourent passent par tous les sentiments de l’humanité. Malgré sa férocité cette comédie demeure immense et exemplaire ».
Bruno Allix, 0/12/1977
 
Libération
« De la jeunesse monte une violence froide qui va balayer le jeu et ses compromis, refusant d’en suivre les règles. C’est ce que souhaite Comencini, ce qu’il insinue dans l’esprit des spectateurs ».
Gilbert Rochu, 30/11/1977
 
Lutte Ouvrière
« Ce film de Luigi Comencini est une satire sociale, traitée de façon humoristique (...). Luigi Comencini a décrit dans ce film avec à la fois beaucoup de tendresse et de férocité la réalité de la vie de chaque jour (...). Luigi Comencini a le mérite de dénoncer ces illusions-là et son film se voit avec beaucoup d’émotion et de plaisir ».
Juliette Aroni, 10/12/1977
 
La Marseillaise
« Luigi Comencini exalte sans complaisance l’absurde devant le tragique de ce jeu. On peut parler à propos de son film de tragédie burlesque. Et pourtant on se prend à rire du malheur des autres. Singulière force du cinéma politique italien qui sait n’être ni didactique, ni ennuyeux tout en faisant naître chez le spectateur la réflexion qui met en cause l’absurdité et l’injustice des rapports sociaux dans le système capitaliste. Un film qui soulève de très nombreuses questions auxquelles il ne prétend nullement apporter de réponses ».
Pierre Paret, 04/03/1978
 
Le Matin
« Il est parfaitement incompréhensible que ce film nous ait été caché si longtemps et, pour une fois, la critique peut, sans exagérer, employer le terme de chef d’œuvre ».
[S.N.], 25/11/1976
 
Le Matin
« C’est une des comédies les plus brillantes que le cinéma nous ait données depuis le temps des grands classiques. Pas seulement une des plus grandes comédies italiennes : une des plus grandes comédies tout court, qu’on peut ranger sans hésiter à côté des œuvres majeures d’un Chaplin ou d’un Lubitsch ».
Michel Pérez, 29/11/1976
 
Le Midi Libre
« Alberto Sordi et Silvana Mangano, Bette Davis et Joseph Cotten, cela fait un fameux quadrille de comédiens pour danser en cadence sous la baguette de maître Luigi Comencini qui signe là un de ses meilleurs films (...). Drôle, caustique, corrosif, ce film ne se laisse pas oublier ».
[S.N.], 12/01/1978
 
Le Méridional
Avec cette comédie grinçante et cruelle à la fois, Comencini reprend les thèmes qui lui sont chers : ceux de la comédie italienne, le suspense de la partie de cartes étant le symbole d’un affrontement de classes, et l’inégalité du jeu celui d’une grande injustice sociale ».
Francis Esposito, 24/02/1978
 
Minute
« Le film de Luigi Comencini est férocement drôle. Quant à la moralité marxiste, selon laquelle, dans l’affrontement entre le grand capitalisme et le sous-prolétariat, ce sont toujours les riches qui gagnent, elle est rebattue et simpliste. Quoi qu’il en soit, c’est de l’argent bien placé car on ne s’ennuie pas ! »
J. Hara, 07/12/1977
 
Le Monde
« Semé de détails humoristiques et grotesques dans la tradition de la comédie italienne, le film est empreint d’une lucidité amère, d’une profonde sensibilité devant la misère et le mauvais sort des humains ».
Jacques Siclier, 17/11/1976
 
Le Monde
« La plus cocasse et la plus cruelle des histoires, une brillante réussite de la comédie italienne, le meilleur film de Luigi Comencini ».
Jean de Baroncelli, 03/12/1977
 
Les Nouvelles Littéraires
« Toujours sous couvert d’une comédie grinçante, mais dont l’intensité se trouve en outre envahie par le suspense de l’enjeu de la partie, c’est à une implacable analyse des rapports de classes que se livre Comencini à travers le symbole du jeu (...). Lo Scopone scientifico constitue une extraordinaire leçon d’économie politique. Mais le plus extraordinaire c’est encore que cette leçon soit donnée par le biais d’une éblouissante comédie aussi féroce que brillante. Un chef d’œuvre dans la lignée du Lubitsch de To be or not to be : c’est tout dire ! »
Guy Braucourt, 10/12/1977
 
La Nouvelle République du Centre Ouest
« Remarquablement fabriqué, doté d’une interprétation magistrale, Lo Scopone Scientifico n’est pas précisément une partie... de plaisir, sinon, celui, tout artistique, que l’on peut prendre à l’incontestable talent du réalisateur et des comédiens ».
Bernard Hamel, 09/12/1977
 
Paris Hebdo
« La mise en scène, la direction des quatre merveilleux acteurs que sont Bette Davis/Joseph Cotten et Alberto Sordi/Silvana Mangano est construite en écho ».
Nush Debonis, 29/11/1977
 
Le Panorama du Médecin
« Le seul défaut de ce film étincelant tient en un titre français particulièrement mal venu, L’Argent de la vieille, inutilement vulgaire et racoleur (...). Cette magnifique comédie de mœurs met en exergue tant les duperies politiciennes que la placidité ou lâcheté opportuniste du clergé, que les utopies intellectuelles et dérisoires, des intellectuels révolutionnaires de salon (...). Ce très grand film place Comencini au rang de Ferreri, Rosi, Antonioni et Visconti ».
[S.N.], 06/12/1977
 
La Petite Quinzaine
« Dans ce film prend place un formidable suspense où l’humour est irrésistible ! Il faut avoir vu ces majestueux duels d’acteurs, Sordi et Bette Davis, Cotten, Mangano, pour apprécier une œuvre en forme de chef d’œuvre qui a l’exceptionnelle particularité de suggérer avec égale importance trois lectures : l’humour, le suspense et l’analyse politique sans que l’une minimise l’autre et vice versa ».
Bernard Koch, 01/12/1977
 
Politique Hebdo
« L’histoire est énorme, mais pas invraisemblable (...). Amateurs de rire rose et noir, à bon entendeur salut. Mieux vaut en rire qu’en pleurer, ou en rire avant d’en pleurer ».
Jean Duflot, 30/11/1977
 
Le Point
« Cette cruelle comédie à l’italienne est de Luigi Comencini qui, avec un pessimisme et une lucidité impitoyables, prend le contrepied absolu des anciennes fables à la De Sica (...). L’extraordinaire, c’est que cet apologue terrible est d’un comique sans faille (...). Bette Davis, grimaçante et blafarde, est aussi le cinéma américain, ce moribond au quinquina perpétuel affrontant ici la cinématographie italienne en faillite de fonds, mais qui nous renvoie les fusées de son génie créateur, de ses comédiens incomparables et de son humour débordant d’humilité ».
Robert Benayoun, 05/12/1977
 
Le Provençal
« Ce film est un régal pour l’esprit et pour l’amateur de cinéma tout court. L’un des grands du cinéma italien, Luigi Comencini, a réussi la performance, à quatre personnages centraux et en illustrant des parties de cartes, de nous donner une terrible fable sur le pouvoir et l’argent. Sur la richesse et la pauvreté (...). Une magistrale démonstration d’économie et de politique ? Peut-être, mais sans l’ombre de pédantisme. C’est du cinéma bien joué, construit de main de maître. A voir absolument ».
Riou Rouvet, 26/02/1978
 
Presse Océan
« L’Argent de la vieille constitue une tragi-comédie absolument époustouflante. Car si le sujet est triste, Luigi Comencini l’a traité avec un humour et une tendresse sans borne et une rigueur qui donne à cette partie de cartes une atmosphère infernale. Un film populaire parfaitement réussi ».
A.P.D., 13/01/1978
 
Le Quotidien du Peuple
« On a dit de Comencini qu’il posait, dans ce film, un regard tendre sur les sous-prolétaires du bidonville. Peut-être est-ce de la tendresse, mais elle s’apparente assez à la condescendance et à la pitié de l’intellectuel pour les pauvres gens. Ceci limite le caractère progressiste de ce film au demeurant fort bien mis en scène, excellemment joué et très drôle ».
[S.N.], 14/12/1977
 
Le Quotidien du Médecin
« Ici la farce est plus poignante que réellement drôle. Et sans cesse on hésite entre le rire et le malaise. Cela n’empêche pas d’apprécier l’intelligence de Luigi Comencini, ses personnages, tous vivants, réalistes, jusqu’au plus petit rôle, et bien sûr ses interprètes : Bette Davis, terrifiante et superbe, Alberto Sordi, qui en fait beaucoup mais bien, Silvana Mangano, belle et sensible, et Joseph Cotten, discret comme il l’a toujours été ».
Renée Carton, 06/12/1977
 
Le Quotidien de Paris
« Il est triste que la fresque carnavalesque soit trop longue à regarder. Sans ce tirage à la ligne, ce refus de construire serré, on délirerait d’enthousiasme. Comencini, qui connaît visiblement si bien les classiques américains, devrait essayer d’imiter leur rigueur ».
Michel Pérez, 17/11/1976
 
Le Quotidien de Paris
« L’astuce de Luigi Comencini est d’avoir réalisé à partir de cette interminable partie de cartes une comédie noire, où le rire nous ramène sans pitié aux vérités qu’on feint d’oublier (...). La modernité de son propos et de son écriture, et l’excellence du jeu des acteurs donnent à ce film une sorte de palme d’or de la comédie italienne à la fois la plus intelligente et la plus populaire ».
Henry Chapier, 02/12/1977
 
Rouge
« La peinture douce-amère du sous-prolétaire pas-de-chance, depuis Chaplin, est l’un des principales ressources comiques de tout le cinéma, et le cinéma italien l’a souvent utilisée. Mais ici, la construction du scénario est d’une habileté telle qu’on peut sans peine y voir une parabole transparente, une sorte d’allégorie d’une clarté presque excessive, dans sa pédagogie, à peine masquée par le comique, le rythme, la chaleur italienne, etc... ».
Paul-Louis Thirard, 30/11/1977



Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Al cinema con cuore, 1938-1974 / Luigi Comencini ; a cura di Adriano Aprà. - Milano : Il Castoro, 2007
  • Ouvrage : Festival int. du film d'Histoire, Pessac, 7, 1996 : 19-25 novembre 1996 : l'argent / Association du Fest. int. du film d'Histoire de Pessac. - [Canéjan] : [Impr. Balauze et Marcombes], 1996
  • Périodique : Bianco e Nero, vol. 35, n° 3/4, mars 1974
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 284, janvier 1978
  • Périodique : Cineforum, n° 121, mars 1973
  • Périodique : Image et Son, n° 324, janvier 1978
  • Périodique : Positif, n° 203, février 1978
  • Périodique : Rivista del Cinematografo, n° 11, novembre 1972
  • Périodique : Variety, 18 octobre 1972
  • Site Internet : Fiche sur le site du Ciné-Club de Caen

Versions du film

Type de version :

  • Version étrangère / Version doublée - L'Argent de la vieille - Français
  • Version sous-titrée - Lo Scopone scientifico - Français

Consultation

Lieux de consultation du film et conditions d'accès :

  • La Cinémathèque française (Bibliothèque) - Accès libre
  • La Cinémathèque de Toulouse (Centre Balma) - Sur rendez-vous