Le Père Maurizio est appelé par ses disciples - incapables de venir à bout de Judith, grosse coiffeuse napolitaine âgée d'une soixantaine d'années qui se met à parler pur toscan avec une voix d'homme ! Il l'exorcice et expulse de son corps un jeune diable, nu et tremblottant, qui danse de joie de se retrouver débarrassé de sa lourde et sotte enveloppe. Mais tout perdu, il décide de ne plus quitter le Père, fort embarrassé de ce double empoisonné. « Judith », enfin libéré, lui pique ses vêtements, sème la pagaille chez lui et dans sa vie. Contraint au mensonge, malmené, le Père Maurizio ne cherche plus qu'à le plaquer, mais Judith se cramponne. Il s'empare de quelques phrases de conversation, et, les citant, provoque des situations inattendues, allant jusqu'à faire reproduire dans l'église, avant la messe, une présentation de collection de mode à laquelle il a assisté, émerveillé, par les fidèles, ravis de l'aubaine. Le petit diable se retrouve dans le train, en face de Patrizia, très liée au Père, y fait quelques farces et, attiré par une superbe jeune femme, Nina, descend. Un curieux voyageur, le professeur Cusatelli, lui donne d'ailleurs des conseils pour intéresser et séduire la belle. De palace en casino, malgré certains imbroglios, Judith et Nina se retrouvent et se plaisent ; et le diable découvre l'amour dans ses bras. II fait alors ses adieux à Maurizio, qui a rejoint Patrizia ; sa « famille », à qui il manque, lui a envoyé ces deux messagers pour le ramener à elle ; et Nina, bien qu'odieuse, est si belle, et le plaisir si merveilleux.