Stefania Sandrelli
Personnalité
Interprète, réalisatrice, scénariste : années 1960-2020
Nationalité : Italie
Naissance : 18/06/1946 - Italie - Viareggio, Toscane
Identité
Genre : femme
État civil :
- Stefania Sandra Sandrelli
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Annotateur
Biographie
Formation :
Remarquée par un photographe à la recherche de jolis modèles, Stefania Sandrelli voit sa photo publiée en couverture de magazine. Une notoriété qui ne manque pas d'attirer les cinéastes en quête de nouveaux visages.Carrière :
Stefania Sandrelli, icône intemporelle du cinéma italien, incarne depuis les années 1960 la sensualité, l’audace et la profondeur d’une actrice capable de passer avec grâce des comédies populaires aux drames les plus exigeants. Son parcours, jalonné de collaborations avec les plus grands réalisateurs européens, en fait l’une des figures les plus marquantes et polyvalentes du 7e art.
Après avoir débuté en 1961 dans Gioventu di notte (Mario Sequi) au côté de Samy Frey et dans Il federale (Luciano Salce), elle décroche la même année l'un des principaux rôles de Divorce à l'italienne, de Pietro Germi. Devenue un symbole de précocité pour toute une génération de jeunes filles, elle retrouve Germi en 1963 pour le rôle d'une jeune femme tentant de s'émanciper dans Séduite et abandonnée. Actrice très demandée en France dès ses débuts, elle tourne notamment sous la direction de Jean-Pierre Mocky (Les Vierges, 1963), Jean-Pierre Melville (L'Aîné des Ferchaux, 1963), Jean Becker (Tendre Voyou, 1966)... En Italie, Antonio Pietrangeli lui permet d'élargir son jeu avec Je la connaissais bien (1965), où elle incarne une femme victime de la société de consommation, tandis que Germi lui offre des rôles plus matures dans Beaucoup trop pour un seul homme (1967) et Alfredo Alfredo (1972). Les plus grands cinéastes la réclament. Bernardo Bertolucci l'engage pour Partner (1968), lui donne le rôle de la petite bourgeoise qu'épouse Jean-Louis Trintignant dans Le Conformiste (1970) et en fait l'institutrice qui épouse Gérard Depardieu dans 1900 (1976). Vingt ans plus tard, il lui fera faire une apparition dans Beauté volée (1996). Mario Monicelli (Brancaleone s'en va aux croisades, 1970) et Luigi Comencini (Un vrai crime d'amour, 1974 ; Le Grand Embouteillage, 1978) utilisent eux aussi sa sensualité et sa sensibilité mais c'est Ettore Scola qui lui offre un de ses personnages les plus inoubliables dans le mélancolique Nous nous sommes tant aimés (1974) : Luciana, l'apprentie actrice dont sont amoureux les trois amis aux destinées entremêlées trente ans durant. Les carrières de Scola et de Stefania Sandrelli se croiseront à plusieurs autres reprises pour La Terrasse (1979), La Famille (1986) ou Le Dîner (1998). Actrice éclectique dont la carrière française se prolonge bien au-delà des années 60, elle est à nouveau la partenaire de Jean-Louis Trintignant dans Le Voyage de noces (Nadine Trintignant, 1976) et tourne sous sa direction dans Le Maître-nageur (1979). Elle travaille aussi pour Alain Corneau (Police Python 357, 1975), Claude Chabrol (Les Magiciens, 1976), Pierre Granier-Deferre (Noyage interdite, 1987) ou Dominique Roulet (L'Oeil écarlate, 1993, avec Trintignant). A quarante ans, la séduisante Stefania Sandrelli devient un sex symbol en incarnant la sulfureuse épouse de La Clé (Tinto Brass, 1983), film à scandale où elle tourne nue pour la première fois. Le succès mondial de ce film relance sa carrière, et elle tourne dans la foulée quelques films aux intrigues torrides (Una donna allo specchio, Paolo Quaregna, 1984 ; Plaisirs de femme, Giovanni Soldati, 1985...) avant de participer, avec Catherine Deneuve, Liv Ullmann et Giuliana De Sio, au groupe de femmes réuni par Mario Monicelli pour la comédie Pourvu que ce soit une fille (1986). Elle participe à la reconstitution de l'Italie fasciste des Lunettes d'or (Giuliano Montaldo, 1987), à la comédie gentiment fantastique Le Petit Diable (Roberto Benigni, 1988), à la biographie du créateur de violons Stradivarius (Stradivari, Giacomo Battiato, 1988) et se voit confier le rôle de la Mama d'une drôle de famille dans le premier film de Francesca Archibugi, Mignon est partie (1988). Femme malade dans L'Africaine (Margarethe von Trotta, 1990), mère abusive dans Jambon jambon (Bigas Luna, 1992), mère attentionnée dans Matrimoni, (Cristina Comencini, 1998), elle est une des protagonistes du succès de la comédie romantique Juste un baiser (Gabriele Muccino, 2001). Alors que la plupart de ses films suivants restent inédits en France, même s'ils sont signés de réalisateurs reconnus en Italie comme Marco Bechis (Figli/Hijos, 2001), Ferzan Ozpetek (Un giorno perfetto, 2008) ou Ricky Tognazzi (Tutta colpa della musica, 2011), Stefania Sandrelli est tout de même apparue, dans le rôle d'une ex-mannequin, dans Un film parlé (2003) du maître portugais Manoel de Oliveira. En 2009, Stefania Sandrelli a réalisé son premier film, un biopic de la poétesse du XVè siècle Christine de Pisan, Christine Cristina, interprété notamment par sa propre fille, Amanda Sandrelli. Après une lingue absence, Stefania Sandrelli apparait en 2018 dans le film choral Une famille italienne (2017) de Gabrielle Mucino. Elle retrouve ensuite Gianni Di Gregorio pour Seconde jeunesse (2022), comédie dramatique où elle incarne une femme au charme intact, aux côtés d’un professeur à la retraite. En 2024, l’actrice joue dans Per il mio bene de Mimmo Verdesca, un drame familial où elle incarne une grand-mère déterminée à protéger sa famille, rôle qui lui vaut de nouvelles louanges pour sa profondeur et sa justesse. L’année suivante, elle est interprète Parthenope adulte dans Parthenope (2024) de Paolo Sorrentino.