Un architecte est arrêté pour homicide involontaire : après la mort d'un piéton, il aurait pris la fuite au volant de sa voiture. Vanzi, l'accusé, clame son innocence. Mais la machine judiciaire se met en marche. Durant l'instruction, Vanzi est incarcéré. Ses compagnons de cellule lui paraissent abominables par leur vulgarité et leur violence. L'un d'eux, un étrangleur condamné à vie, le terrorise complètement. Vanzi s'aperçoit alors qu'un détenu d'un certain âge, qu'on soupçonne d'appartenir à la mafia, fait ce qu'il veut dans la prison. Vanzi lui demande, par l'intermédiaire d'un autre détenu, de le faire changer de cellule. Il obtient gain de cause et se trouve alors logé avec un certain Pesenti qui lui paraît, au début, souffrir d'un complexe de persécution : Pesenti pense que Vanzi est venu pour le tuer. Les deux hommes deviennent amis et Vanzi découvre que son compagnon a raison d'avoir peur : voulant témoigner à son procès contre les auteurs d'un scandale immobilier qui a causé, à la suite de la rupture d'une digue, la mort de mille personnes. Pesenti est persécuté par la mafia, et notamment par l'homme qui avait permis à Vanzi de changer de cellule. L'avocat de Pesenti propose à son client 100 millions pour qu'il se taise. Pesenti refuse. Une nuit, il sera assassiné dans sa cellule en présence de Vanzi qui ne peut rien faire pour son ami. Le crime sera maquillé en suicide. Libéré et blanchi, Vanzi veut tout oublier de cette histoire. Il n'est pas un héros.