Mariée à un riche et influent personnage de la haute société, Maria a pour amant un professeur de faculté, Juan, son ancien fiancé. Revenant d'une sortie clandestine sur une route déserte. Maria et Juan renversent, avec leur voiture, un cycliste. Hésitant à porter secours au blessé, Juan se laisse entraîner par Maria et, pour sauvegarder la tranquillité de leur amour coupable, le couple fuit, abandonnant l'inconnu. Le lendemain, un entrefilet dans le journal apprendra aux amants que le cycliste est mort. Tandis que Maria ne pense qu'au scandale qui pourrait éclater, ne tremble qu'à l'idée de perdre les avantages matériels de sa vie mondaine, Juan va connaître un véritable remords et découvrir peu à peu qu'il existe, au delà du monde égoïste où il vivait enfermé, une solidarité qui peut être une raison de vivre. Averti par un maître chanteur de la liaison de sa femme, le mari demande à Maria de le suivre à l'étranger au moment même où Juan veut décider Maria de se livrer avec lui à la justice. Incapable de sacrifier son bonheur matériel, Maria tue Juan à l'endroit même où ils écrasèrent le cycliste. Elle lance ensuite sa voiture à toute vitesse en direction de l'aérodrome où son mari l'attend. Dans un réflexe pour éviter un cycliste, elle perd contrôle de son véhicule qui défonce le parapet d'un pont. Le cycliste hésite un instant devant le cadavre de Maria pris dans les débris de la voiture. Il part chercher du secours.