Identité
Type d'oeuvre : Cinéma
Année de sortie dans le pays d'origine : 1924
Date de sortie en France :
- 21/11/1924
Société(s) de production :
Description
Résumé
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Dans la presse
Panorama critique
La (maigre) critique est partagée entre grotesque et naturalisme. Pour La Cinématographie française, « le scénario a un peu d’invraisemblance, mais il fournit d’admirables images d’une quadruple rivalité de paysans autour d’une jeune fille égarée chez eux », ce à quoi Cinéa-Ciné pour tous désagrée presque complètement : « Le départ de ce scénario imaginé par M. Julien Duvivier promettait des développements intéressants. Je dirai de ce sujet (…) qu’il est fort bien posé et qu’il sombre dans le grotesque. Cependant il y a jusqu’au bout des intentions louables, des lueurs de drame, des tentatives de réalisation en raccourcis et en demi-teintes qui sauvent l’ensemble. La photo est très nettement mauvaise. Mieux secondé par son opérateur, M. Duvivier eût pu réaliser un film honorable. Mlle Desdemona Mazza se tire avec adresse d’un rôle difficile (…). Ce naturalisme à la Zola n’a pas sa place à l’écran ».
Et c’est dans Hebdo-Film qu’il faut aller chercher de quasi-dithyrambes : « C’est là de tous les films de Julien Duvivier celui que je préfère. Le scénario [qui] est d’une simplicité extrême - mise à part l’énigme placée dans l’intrigue - a laissé une marge très large à l’extériorisation des divers sentiments des personnages. Fait remarquable, il n’y a pour ainsi dire qu’un décor - brossé par Goupillère - le reste n’est qu’accessoire. Là, le metteur en scène a fait évoluer ses personnages tout pénétrés d’une vie intérieure et s’exprimant - qu’on me permette le terme - avec un silence éloquent. Certains tableaux sont de véritables eaux-fortes, et une technique excellente a présidé à la réalisation du film. Le drame par lui-même excitera l’intérêt du public, c’est de l’excellente construction, indépendamment de toutes autres qualités, Duvivier nous a donné là un film très français de caractère, et d’une valeur certaine (…). C’est le large Bien qui convient ».
(Yves Desrichard, 2001)