Julien Duvivier

Personnalité

Réalisateur, scénariste...: années 1910-1960

Nationalité :  France

Naissance :  08/10/1896 - France - Lille, Nord

Décès :  29/10/1967 - France - Paris, Seine

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Julien Henri Nicolas Duvivier

Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Auteur de l'œuvre originale, Scénariste, Adaptateur, Dialoguiste, Producteur, Régisseur, Compositeur de la musique originale, Parolier des chansons originales, Intervenant, Auteur secondaire, Auteur, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Sur les conseils de Pierre Bertin, Julien Duvivier entre au théâtre de l'Odéon en 1916. Il s'oriente vers le cinéma et devient assistant chez Gaumont où il travaille aux côtés de Louis Feuillade, d'André Antoine et de Marcel L'Herbier.

Carrière :

La carrière de Julien Duvivier s'ouvre sur Haceldama (1919), carrière qui compte près de soixante-dix films dont il fut tantôt le scénariste, tantôt le réalisateur, souvent les deux. Il se fait d'abord spécialiste du mélodrame catholique (La tragédie de Lourdes , 1923 ; L'abbé Constantin , 1925 ; L'agonie de Jérusalem , 1926), puis il se lance dans des adaptations (Les Roquevillard , 1922, d'après Henry Bordeaux ; Poil de Carotte , 1925, d'après Jules Renard ; Au bonheur des dames , 1929, d'après Emile Zola). Après avoir réalisé une vingtaine de films muets, Julien Duvivier, souvent considéré comme un ouvrier besogneux du cinéma, affirme son originalité avec l'arrivée du parlant. Dès l'automne 1930, alors que la plupart des cinéastes français se lancent dans le théâtre filmé, il adapte un roman d'Irène Nemirowsky, David Golder (1930), film pour lequel il utilise de nombreux extérieurs, à Biarritz et sur la côte Basque notamment, et dans lequel il offre son premier rôle parlant à Harry Baur, qui a joué dans Poil de Carotte et interprètera plus tard Maigret dans La tête d'un homme (1932). La Bandera (1935) et La belle équipe (1936) propulsent Julien Duvivier au rang des plus grands réalisateurs français des années 1930 et 1940, au côté de Jean Renoir, de René Clair, de Jacques Feyder ou de Marcel Carné. En 1937, il tourne Pépé le Moko avec Jean Gabin. Juste avant la Seconde Guerre mondiale, Duvivier s'exile aux Etats-Unis où il tourne Lydia et Six destins . En 1944, il adapte Pépé le Moko sous le titre The imposter (L'imposteur ), toujours avec Gabin. De retour en Europe, il met en scène en Angleterre sa propre version d'Anna Karénine (1948) avec Vivien Leigh. Cinéaste inégal, il alterne à quelques mois d'intervalles des films très personnels (Pépé le Moko , La belle équipe , La bandera ) et des films grand public (Le petit monde de don Camillo , 1951). Il s'amuse à se faire passer pour un faussaire et fait des remakes de ses propres films sans même en changer le titre (Poil de Carotte , 1925 et 1932 ; La machine à refaire la vie , 1924 et 1933). A la fin de sa vie, Julien Duvivier n'arrête pas de tourner : adaptations littéraires (Pot-Bouille , 1957 ; La femme et le pantin , 1958), des films policiers, (Chair de poule , 1963 ; Diaboliquement vôtre , 1967), mais le succès n'est plus au rendez-vous.

Filmographie

Courts métrages

Réalisation

Intervenant

Longs métrages

Assistant réalisateur

Régisseur

Compositeur de la musique originale

Parolier des chansons originales

Auteur de l'œuvre originale

Producteur

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Clair, Carné, Duvivier : "face à face" : sul cinema francese e la Nouvelle Vague / Tommaso Chiaretti.- Napoli : [s.n.], 1967
  • Ouvrage : Présences contemporaines : cinéma : Gance, L'Herbier, Duvivier... / Pierre Leprohon.- Paris : Nouv. Ed. Debresse, 1957
  • Périodique : Avant-Scène Cinéma (L'), n° 390/391, mars/avril 1990
  • Périodique : Avant-Scène Cinéma (L'), n° 450, mars 1996
  • Périodique : Cahiers de la Cinémathèque (Les), n° spécial, avril 1976
  • Périodique : Film Dope, n° 14, mars 1978
  • Périodique : Positif, n° 359, janvier 1991
  • Périodique : Positif, n° 429, novembre 1996

Liens familiaux

Frère/Sœur de :

Collections liées